vendredi, 21 septembre 2007
Peter Downsbrough – œuvres publiques visibles
Œuvres visibles en France :
UNITE/ DE, LA
1990
Pièce murale, 24 m x 10 m
Matériel : aluminium noir
Une grande pièce murale sur la façade d’un immeuble d’habitation situé au 33, Boulevard de la Liberté.
Rennes (Ille-et-Vilaine)
THEATRE DE NIMES / THEATRE DE NIMES (extérieur)
AVEC - REPERE/ DANS/ DE, ET, LA, LE, OU (intérieur)
1997
Façade et foyer intérieur
Inauguration : 29 avril 1997
Réception du Prix de la Triennale Ianchelevici 2000 : récompense pour l’intégration d’une oeuvre dans un contexte architectural existant.
Théâtre de Nîmes (Gard)
ENTRE - TEMPS/ DE, ET, OU (intérieur)
DE, ET, LA (extérieur)
1998
Extérieur et intérieur
Tubes métal et lettres, peints en noir, (exterieur)
Lettres gravées sur verre, et lignes / lettres peintes, (interieur)
Bibliothèque universitaire Le Creusot (Saône-et-Loire)
VERS / ET, OU
Extérieur, 2003
Barres acier et lettres, peintes en noir
Mairie de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes)
UNTITLED
2004-2006
Intérieur, trois niveaux
Barres métal (peintes en noir) et lettres (peintes soit en noir, soit en blanc)
lettres gravées en verre et peinture rouge
Parc de stationnement P2 Cité Internationale, Lyon (Rhône)
Œuvres visibles en Belgique :
WALLPIECES
Au sous-sol de la librairie Tropismes
11, galerie des princes, Bruxelles
AND /MAAR, OP
AND /POUR, ET
2000 -2003
Exterieur
Tubes métal et lettres, peints en noir, et dalle en béton.
Boulevard Jacqmain, Bruxelles
TOUR/ AU, DE, LA, LE, RE
2001-2007
Extérieur
Tubes en acier de section rectangulaire et circulaire et lettres (peint en noir)
Musée en Plein Air du Sart-Tilman, Université de Liège
Œuvres visibles en Pologne :
AS/ IF
1990
Pièce extérieure avec tubes
Métal, peint en noir, 6m de haut
Pour l’exposition « Construction in Process Back in Lodz », 1990
Situé en façade du Musée du Film, Lodz
STALY/ TAK, JAK
1993
Pièce murale
Peinture noir sur mur
Taille du mur 16 m x 30 m
Pour l’exposition « Construction in Process 1993 »
Situé à ul. Kilinskiego, Lodz, Pologne
OKRES
1994
Pièce murale extérieure
Peinture noire sur mur
Centrum Sztuki Wspolczesnej Wydawnictwo Hotel Sztuki, Varsovie
CZAS /JAK, OD
2000
Extérieur
Peinture noire sur mur
Pour l’exposition: « This Earth is a Flower »
Kwadrat Building, Bydgoszcz, Pologne
Œuvres visibles en Allemagne :
OPEN COLUMN
1987-1991
Sculpture, en béton, hauteur 6,92 m, diamètre 70 cm, sur une base de marbre noir, 4 cm x 120 cm x 120 cm
Premier emplacement : cour intérieure, Glyptothek, Munich.
Vous pouvez également retrouver des photographies de certaines de ces installations publiques dans l'album photos située dans la colonne de droite de ce blog.
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jeudi, 24 mai 2007
Yann Toma
Yann Toma se situe dans cette mouvance encore discrète du monde de l’art – on reconnaît le talent de défricheuse de Patricia Dorfmann – pourtant appelée à le révolutionner : celle qui joue avec les symboles et les attributs de l’entreprise pour mieux en démonter la domination, exacerbée par la mondialisation.
Ouest-Lumière est une entreprise à l’esthétique résolument « guerre froide », « onusienne », - James Bond -« Bons baisers de Russie ». En 1991, Yann Toma investit la centrale thermique Ouest-Lumière, sur les bords de la Seine à Puteaux. Il collectionne documents et archives laissées sur place, comme ces « placards de mémoire » dossiers de l’assistante sociale où la vie de chaque ouvrier est consignée. Il devient le conservateur du lieu menacé d’abandon, et l’énergie électrique l’inspire pour des œuvres , photographies, installations où la lumière est en jeu : « Cercles d’ampoules », « Flux radiants », splendides encerclements de rayons lumineux. Il met en scène des rêves …ou des cauchemars comme la série des « Crimes sur commande ».
Mais le cœur de l’œuvre se situe dans l’action de réactivation de l’entreprise réelle. De vestige de l’Electricité de France Ouest-Lumière mute en fiction entrepreneuriale, avec son organigramme, son conseil d’administration, chef du protocole, ses actionnaires, son syndicat, …ses pigeons voyageurs (services des transports) sa Commission pour la Flexibilité active…et son président nommé à vie Yann Toma. On voit que l’organigramme bilingue franco-russe dérape insensiblement …qu’il s’agit bien là d’un détournement des intitulés et des fonctions, pourtant si semblable à la prolifération de nos commissions et sous-secrétariats d’état dans la « vraie » vie. Certaines dénominations ne sont pas moins surréalistes que celles imaginées par l’artiste. La « Journée mondiale du refus de la misère» pourrait figurer comme action du « Département des Opérations de Maintien de la Paix » d’Ouest-Lumière. Ce glissement progressif, fiction-réalité, nous réjouit. Il fait de nous, citoyens, des non-dupes, complices réactifs d’une opposition de l’art à un ordre quotidien qui nous étouffe sans qu’on puisse le dénoncer puisque toute dénonciation, même virulente, est aussitôt commentée, digérée, classée par la mécanique spectaculaire. Alors que Ouest-Lumière s’impose… en tant que firme fictionnelle, avec sa carte d’implantation dans le monde, sa « structure pyramidale autocratique ancrée dans la réalité d’aujourd’hui », elle semble être là pour nous materner, tel un service public à l’ancienne, et nous protéger contre les brutalités de la mondialisation. 
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mercredi, 02 novembre 2005
Geneviève Asse
Les Editions Jannink ont publié un livre, Notes par deux, de cette artiste née à Vannes. Vous pouvez aussi voir une de ses oeuvres en ce moment à l'exposition "le Feu sous les cendres" au musée Maillol.
Je vous mets ci-dessous le résumé du livre publié en 2002 (site paris-art.com):
Présentation
Samuel Beckett, Yves Bonnefoy, Jorge Luis Borges, André Frénaud, André du Bouchet, Pierre Lecuire, Sylvia Baron-Supervielle…
Combien de poètes Geneviève Asse a-t-elle fréquentés ? Combien de grands écrivains eurent la chance de voir leurs ouvrages éclairés des œuvres de cette artiste majeure, aussi proche de Vieira da Silva que de Bram van Velde ?
Geneviève Asse connaît bien le livre, et cette fois, s’émancipe et voyage seule. Elle propose, avec la modestie qui la caractérise, ses textes et ses pensées. Le lecteur pénètre dans un univers calme et serein où le bleu et l’espace s’imposent, où la ligne et le trait donnent le ton, le rythme et l’identité.
Dans la furie actuelle qui transforme l’art en politique spectacle, quel plaisir de publier un créateur qui s’inscrit à l’opposé et poursuit son œuvre dans le travail, dans une discrétion toute solitaire !
Notes par deux témoigne de la structure de l’ouvrage et d’une réflexion qui semble aller par deux.
Geneviève Asse réfléchit sur ses objectifs picturaux et graphiques et choisit une forme stylistique proche de l’aphorisme et du télégramme pour retranscrire ses pensées, sortes de déclaration et d’ars poetica. Elle décrit doucement et dans un rythme cadencé ce que représentent pour elle l’espace, le trait, le bleu et le blanc. « Avec mon bleu, je franchis les formats je gagne une dimension plus vaste. »
Ses origines bretonnes sont-elles à la source de son inspiration ?
Une extrême sensibilité à la ligne, un jeu sur l’interstice, l’intensité des couleurs et l’incessant travail sur la lumière caractérisent ses œuvres. Elle nous invite à ce « mystère de la peinture, l’apparition et la disparition... Tout est là inépuisable ».
Destinée à un large public (il existe une édition de bibliophile pour lequel l’artiste a créé un pochoir qu’elle a rehaussé et signé), cette édition vise à faire découvrir sous un angle nouveau, une figure majeure de l’abstraction contemporaine qui s’est toujours beaucoup impliquée dans le livre. Geneviève Asse a en effet éclairé de ses œuvres les écrits de poètes aussi célèbres que Beckett, Bonnefoy et Borges. Ici elle prend la plume et donne à son œuvre une dimension plus littéraire qui enrichit son travail plastique sans le contredire.
L’auteur et artiste
Geneviève Asse est née en 1923 à Vannes, Bretagne, France. Elle réalise ses premières gravures en 1946-1956, et ses œuvres accompagnent nombre d’écrits de poètes.
11:55 Publié dans Vie des artistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 12 octobre 2005
Franck Scurti
Franck Scurti est né à Lyon en 1965 et vit actuellement à Paris. C'est un artiste plasticien qui a déjà exposé de nombreuses fois, notamment au Palais de Tokyo en 2003 et tout récemment à la Galerie Anne de Villepoix à Paris.
les Editions Jannink ont publié un de ses écrits, qui tourne autour de rencontres et d'impressions personnelles sur le métier et sur l'art.
Allez donc jeter un coup d'oeil à son site: http://www.franckscurti.net
- Autres adresses intéressantes:
http://www.paris-art.com/interv_detail-2722.html
http://www.artmag.com/galeries/c_frs/villepoix/cfrpavx8.h...
- un article sur lui:
Franck Scurti : 2 expositions simultanées Appel d'air (2003)
Le plasticien Franck Scurti capte et détourne les signes avec humour pour réinjecter du sens face à l'asphyxie médiatico-sémantique lors des deux expositions qui lui sont consacrées en janvier au Palais de Tokyo et au Centre National de la Photographie.
Frank Scurti joue avec les signes qu'il capte de-ci de-là, dans la rue, à la télévision, dans les publicités. Il emprunte à la mémoire vive de la collectivité des traces d´événements transformés en anecdotes par les médias. Il les déplace dans un contexte artistique, les remanie. La création devient une capture des signes à disposition, une opération faussement objective qui participe de menus décalages. Dans les flux incessants d´images, l´art devient combinatoire du sensible : association/dissociation, recyclage, réactivation critique. Dans ces jeux, Franck Scurti construit un langage plastique en perpétuelle mutation. Il s´empare de petits bouts de réel, d´emblèmes dérisoires qui déclenchent et révèlent des processus de reconnaissance immédiate, des habitudes visuelles devenues réflexes. Déplacement du même pour ouvrir une altérité. Questionnement des modes de production des signes. Révélation des prises en otage publicitaires du sens. Dans un travail ténu, inspiré du ready made et du minimalisme, Franck Scurti plonge au centre des mécaniques du regard. Il déstabilise la réception des signes, brouille l´identification du lien qui unit le signifiant au signifié, la chose et son nom, pour exprimer l´espace-temps d´une singularité perceptive.
Collusion symbolique
Un dessin animé, en noir et blanc, des oiseaux dégoulinant de mazout, un titre, Erika. Le dessin animé est projeté sur plusieurs écrans qui trônent sur un podium où sont installés des coussins ; juste à côté, un distributeur de café est en libre-service. Au centre du podium, comme une cloison kitsch, un rideau fluide est construit avec des motifs de rétines aux couleurs vives, déformées, ressemblant à des poissons. Dispositif ironique, le visiteur est invité à prendre ses aises pour contempler la stylisation d´une catastrophe annoncée aux accents trop actuels. Dispositif insidieux, l´artiste amène le spectateur à réaliser l´ineptie de sa posture. Il retourne son regard comme un gant, met en avant les stratégies de conditionnement du regard, amène avec légèreté, sans moralisme, à la prise de conscience des aménagements médiatiques du rapport émetteur/récepteur. Dans cette pièce, Franck Scurti prend le spectateur au jeu de l´aseptisation. Il piège les signes à leur propre mode de révélation. Radicalisation : il pousse les analogies, force les rapprochements. En écho, la vidéo Colors est diffusée sur un mur d´écrans plasma où défilent les images banales d´un match de rugby classique. Sur le terrain, les annonceurs ont inscrit avec des pigments de couleur leurs logos publicitaires. Pendant la partie, les joueurs se couvrent peu à peu de ces couleurs. Les joueurs et les marques finissent par se fondre, comme s´ils étaient partie intégrante de la publicité. Les extraits du match sont montés en boucle, dans un fondu enchaîné improbable. Au centre de la circulation horizontale des images, une mire fixe, essence colorée d´un écran de télévision, indique que nous sommes là devant ce que toute diffusion signifie. Au fur et à mesure de la vidéo, les joueurs deviennent les médias sur lesquels sont projetés les couleurs, analogie parfaite avec les images dans leur rapport à la télévision. Saturation en cercle vicieux de la représentation. Collusion des instances : ce qui dit, ce qui est dit ne font qu´un, dans une absurdité avérée. La communication ne communique plus qu´elle-même. La partie de rugby n´a plus d´autre raison que d´être motif, les règles ont disparu, il n´y a plus d´intrigue. En un pied de nez à l´histoire de l´art, cette vidéo rend obsolète le geste de Klein. Elle désigne un non-lieu de la création.
Réactivation sémantique
Les signes semblent à ce point coller aux choses qu´il ne semble plus possible d´ouvrir un espace de respiration sémantique. Franck Scurti travaille autour de cette asphyxie du réel. Il constate et joue avec le constat pour amener le visiteur à un désir perceptif d´horizon, au désir d´invention de nouveaux territoires. Il ne construit jamais son geste à l´endroit de l´idéologie, de la prescription édifiante. Avec humour, il accroche au centre d´une cimaise blanche, un morceau de jean sous verre en forme de carte de France. Ironie, la carte, le symbole, devient le vêtement d´une réalité américanisée. La France comme un produit du plan Marshall, une pièce dans l´échiquier économique de la première puissance mondiale qui colle à son histoire, indissociable. Regard construit dans l´amalgame de ce qu´il capte. Comment habiter, construire une identité, dans le défilement incessant des choses, l´accélération des flux ? Comment produire une trace qui parvienne à faire exister la singularité d´une subjectivité ou simplement d´un espace/temps vécu et inversement comment se réapproprier des signes ?
En matière de boutade didactique, il crée un atelier de confection où des couturières professionnelles produisent des T-Shirts sur lesquels est imprimé, tous les jours, un dessin recueilli dans la presse quotidienne. L´art ne change pas le monde, il joue avec pour ouvrir des espaces de circulation et le rendre habitable, littéralement (sup)portable. Ainsi, les médiateurs du Palais de Tokyo portent des vêtements qui gardent la trace des chaises sur lesquelles ils ont pu s´asseoir. Déclinaison différentielle, des bouts d´histoire parviennent à prendre corps. Le gardien colle à la fonction du médiateur. Le déplacement des signes révèle le réel et fixe cette révélation dans une forme interprétable à merci. L´interférence des motifs, des régimes de représentation permet aussi de réinvestir subjectivement la réalité. Référence tendre et naïve, contrepoint à la déréliction contemporaine. Motif de l´enfance, la Linéa est un dessin animé où un petit personnage dessiné avec une ligne demande de l´aide à son dessinateur lorsqu´il doit affronter une situation périlleuse. Franck Scurti réutilise ce motif, le place à l´intérieur des chiffres et des diagrammes de la bourse. Dérisoire. Autres marques, autres traces, des enseignes lumineuses sont disposées au mur. Objets qui renvoient à une désorientation, une perte de repère, indication d´un lieu qui a perdu son lieu. Les enseignes codifient l´espace en fonction d´une fonctionnalité, d´une pragmatique. Ici, elles sont l´empreinte d´un regard troublé, d´une vision qui ne cherche aucune efficace. L´univers de Franck Scurti dessine une tentative pour ralentir le cours des choses, pour prendre le temps du regard, pour permettre l´émergence d´une distanciation critique. Il est avant tout une manière de voir, la matérialisation d´un regard qui mise avec lucidité et humour sur une intimité possible avec les choses. L´exposition au Centre national de la Photographie joue sur cette acception de l´image comme d´une manière de faire advenir des blocs de sensations à travers des motifs appropriables par tous. Des visions de villes surgissent comme des manières de circonscrire des perceptions ou des atmosphères, toujours la même ville et pourtant toujours une autre. Franck Scurti utilise les différents médias comme autant de points de vue qui réinjectent de la différence au sein d´une réalité qui se présente de plus en plus homogène, massive. Chacun de ses travaux est comme un trou dans le réel, une tentative d´appel d´air.
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mercredi, 28 septembre 2005
Qui est Isidore Isou ?

Une citation (site Evène) : "Je préfère les femmes qui me donnent de l'argent sans faire l'amour avec moi aux femmes qui font l'amour avec moi sans me donner un sou."
Isou ou la mécanique des femmes
des avis critiques:
Le lettrisme, pour beaucoup, se réduit à des textes incompréhensibles ou farfelus, vociférés par une bande de poètes barbus conduits par Isidore Isou. En réalité, le lettrisme, mouvement poétique, est aussi une philosophie complète.
" Si vous ne sauvez pas la jeunesse, la jeunesse vous perdra. "
"Vous êtes, Chaplin, l'escroc aux sentiments, le maître chanteur de la souffrance (…) Allez vous coucher, fasciste larvé (…), mourez vite, nous vous ferons des obsèques de première classe. Les feux de la rampe ont fait fondre le fard du soi-disant mime génial et l'on ne voit plus qu'un vieillard sinistre et intéressé. Go home, Mister Chaplin."
(Tract d'un commando lettriste diffusé en 1952 lors d'un passage à Paris de Charlie Chaplin). (site Magazine littéraire)
une définition du lettrisme:
| Le Lettrisme |
| Fondé en 1945 par Isidore Isou, le lettrisme s'attache dans la poésie aux sons, aux onomatopées, à la musique des lettres de l'alphabet, disposées d'une façon arbitraire, plus qu'au sens des mots. Le lettrisme se ramifiant en multiples courants (ultra-lettrisme, hypergraphie, etc.), il importe de revenir à la définition qu'en a donné Isou (dans Bilan lettriste, 1947): «Art qui accepte la matière des lettres réduites et devenues simplement elles-mêmes (s'ajoutant ou remplaçant totalement les éléments poétiques et musicaux) et qui les dépasse pour mouler dans leur bloc des œuvres cohérentes.» La base de l'activité lettriste est donc littéraire. |
Pour en savoir plus :
- http://www.aldante.org/ (site des éditions Al Dante)
- http://www.magazine-litteraire.com/archives/ar_399.htm (magazine littéraire)
- http://www.chez.com/debordiana/francais/il.htm (le chant de l'internationale lettriste !!)

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jeudi, 22 septembre 2005
Bettina Rheims, sa bio
Biographie:
En 1978, Bettina Rheims commence à photographier. Après avoir été mannequin, journaliste et galeriste, elle se consacre entièrement à la photographie. Elle crée alors une première série de nus qui fait l'objet de deux expositions personnelles en 1981, au Centre Pompidou puis à la Galerie Texbraun à Paris. Forte de cette reconnaissance, elle travaille sur une série de portraits d'animaux empaillés qui seront exposés à Paris et à New York.
Parallèlement, Bettina Rheims réalise de nombreux portraits de commande pour des magazines du monde entier, pour des publicités, elle conçoit ses premières photos de mode, des pochettes de disques, des affiches de films et tourne en 1986 son premier film de publicité.
En 1989, son travail sur les femmes est groupé dans un livre, Female Trouble, et fait l'objet d'une exposition qui se tiendra en Allemagne et au Japon. L'année suivante, Bettina Rheims réalise une série de portraits d'adolescents androgynes, Modern Lovers, qui sera elle aussi éditée et fera l'objet d'une exposition en France inaugurant la Maison Européenne de la Photographie puis en Grande Bretagne et aux Etats-Unis.
La série mythique Chambre Close est réalisée entre 1990 et 1992 avec la collaboration de Serge Bramly. Couronnée de succès, elle est exposée dans le monde entier. Le livre est à ce jour un best seller régulièrement réédité.

Au cours des années suivantes, la renommée de Bettina Rheims traverse les continents et elle s'impose comme une grande photographe aussi bien en Europe, qu'aux Etats-Unis, au Japon, en Corée, en Australie ou encore à Moscou.
La consécration survient avec la série I.N.R.I. en 1999, important projet photographique retraçant les principales scènes de la Bible et de la vie du Christ réalisée avec la collaboration de Serge Bramly. Le livre qui sort simultanément dans plusieurs pays (France, Allemagne, USA et Japon) déclenche une violente polémique en France. L’exposition tourne toujours dans des musées d’Europe.
En 2000, Bettina Rheims publie X’Mas, série de photographies de jeunes filles à la découverte de leur féminité.
Puis, en 2003, sort Shangai aux éditions Robert Laffont, réalisé avec Serge Bramly à la suite d’un séjour de six mois dans cette ville. Bettina Rheims y dresse un portrait de Shangai à travers des images de femmes d’horizons les plus divers.
Son dernier recueil, More Trouble, publié en 2004, retrace ses dix dernières années de photographies de femmes célèbres pour la plupart. Ce livre accompagne une grande exposition rétrospective dans les principaux musées d’Europe, dont les premières étapes sont : Helsinki, Oslo, Vienne, Dusseldorf et Bruxelles.
photos dans le livre OxymoriquesGaleries de photos:
http://www.art-forum.org/z_Rheims/gallery.htm
http://www.transphoto.net/rheims/index.php3
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