lundi, 14 avril 2008
Kees Visser, « forM »
Kees Visser, développe un travail minimal, radical et conceptuel. Amateur de Wittgenstein et John Cage, il recherche la nature métaphysique de l’art au travers d’un exercice de déconstruction du style. Ses figures géométriques, étranges et insaisissables, sont des rectangles ayant subit une légère déformation. Elles forment des espaces dans lesquels la couleur vient s’inscrire, en dizaines de couches monochromes, provoquant une impression ambiguë et paradoxale de mouvement et d’immobilité.
Dans forM, qui paraît aux éditions Jannink dans la collection L’art en écrit, Kees Visser présente le texte de son catalogue raisonné, base de données ouverte dans laquelle il inscrit ses formes sur papier millimétré. Il puise parmi celles-ci pour réaliser ses œuvres. Les descriptions sont entrecoupées de citations en français, islandais, anglais et néerlandais, empruntées à d’autres artistes.
L’ouvrage, édité à 285 exemplaires, est accompagné d’une œuvre originale à la découpe unique, aux couleurs différentes, signée par l’artiste, dont quelques exemples sont reproduits ci-dessus.
Kees Visser, né en 1948 aux Pays-Bas, a commencé à travailler sur la couleur à partir de 1976 en tissant des bandes de papier, avant de produire des tableaux-reliefs faits de planches de bois. Il se fait principalement connaître par ses formes géométriques et monochromes, développées depuis 1992. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections : au Stedelijk Museum à Amsterdam, au MOMA de New York, ou encore au Victoria & Albert Museum de Londres. Il a exposé en Islande à la National Gallery et à la Living Art Gallery, aux Pays-Bas et plusieurs fois en France, entre autres au Quartier à Quimper, à la chapelle Jeanne d’Arc à Thouars, à l’église Saint-Eustache et à la galerie Odéon no5 à Paris, à Saumur et à la galerie Verney-Carron à Lyon.
Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com


























« Indésirable » pour les officiels de la culture, les critiques, le système, Erik Boulatov était, en Union Soviétique, celui qu’il fallait mieux entourer d’une chape de silence. Sa première exposition à Moscou en 1965 fut fermée au bout de quarante-cinq minutes, le public évacué, les toiles remballées.


Si Lénine avait choisi une autre carrière, il aurait pu être P.D.G. et aurait distribué des parts de jouissance. Yann Toma, lui, est Président à vie de Ouest-Lumière et vient d’écrire Part de jouissance, texte publié aux éditions Jannink dans la collection « L’Art en écrit ». Il y explique la stratégie de son groupe et en particulier tout ce qui concerne l’émission des Parts de jouissance. Ainsi, le Président Toma développe, avec la clarté qui le caractérise, toutes les questions que l’on a pu se poser sur Ouest-Lumière. L’Art Présidentiel s’apparente à celui d’artistes iconoclastes : Duchamps, Picabia, Filliou, John Cage, Kaprow, Nam June Paik, Beuys, Ben ou Spoerri. Mélange inclassable de Dada, Surréalisme, Fluxus ou encore Situationnisme. Il tourne en dérision le jargon ampoulé du capitalisme et estime avec certitude que la rédemption artistique passera par le rayonnement de Ouest-Lumière. En réalité il est son propre mouvement.
Puissante figure de la scène artistique allemande contemporaine, Markus Lüpertz a réalisé une sculpture monumentale qui sera terminée au printemps 2007. Les 10 premiers jours de son carnet de travail, Le Dieu des voleurs, sont publiés aux Éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit.
L’œuvre de Sarkis, faite de peintures, collages, aquarelles, sculptures puis d’objets détournés et d’installations comporte également un volet important : la réalisation de films. Dans Synopsis, texte publié aux éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit, il décrit les scénarios de 40 films, réalisés dans l’atelier de Calder à Saché ou dans son propre atelier de Villejuif. Pour la plupart d’une durée de 1 à 6 minutes, certains sont devenus la prolongation de ses aquarelles, discipline artistique qui ne cessent de le fasciner.
« Aller à Paris en 1958, c’était s’ouvrir d’un seul coup au monde entier ». L’émerveillement du jeune Pavlos est alors considérable. Il l’écrira quarante ans plus tard dans Chirossophos, texte édité pour la collection « L’art en écrit » aux Éditions Jannink. Lorsque le fils d’un modeste cordonnier grec débarque dans la capitale, il est confronté à une formidable effervescence artistique avec Rauschenberg, Jasper Johns, Arman, César, Tinguely ou encore les galeries Daniel Cordier, Sonnabend ou Iris Clert. Très vite pour se démarquer, pour ne pas faire comme les autres, il invente un vocabulaire plastique inédit. À partir d’affiches massicotées, il sculpte au ciseau avec une étonnante dextérité, des objets de notre entourage familier – chemises, cravates, chaussettes, bouteilles, voitures… Son travail attire l’attention de Pierre Restany qui déclarait, concernant les Nouveaux Réalistes et notamment Villeglé, Hains, Dufrêne, Rotella, que « tout semblait avoir été dit dans ce domaine lorsque Pavlos est apparu. Les affichistes représentent l’épiderme tandis que Pavlos représente la chair ». Dans ces premières œuvres, il réalise des compositions abstraites grâce à la superposition de bandes de papiers, créant ainsi des surfaces organisées qui étaient à l’origine géométriques et qui deviendront par la suite des formes baroques.
La toile « non-touchée », c’est la toile vierge dont le vertige confronte le peintre à ses interrogations et à ses doutes. Roman Opalka publie dans la collection « L’art en écrit » aux Éditions Jannink un texte qui explique sa démarche. Il interroge l’acte créateur à l’aune d’une histoire de l’art ponctuée par des mouvements d’avant-garde qui remettent sérieusement en question la pertinence de cet acte.
apport au corps. Au cours de ces trente dernières années, cet endroit devenu incontournable s’est imposé comme sujet photographique à la croisée des thématiques qui traversent l’art contemporain : pudeur et nudité, surexposition du moi et introspection, identité et altérité… Entre voyeurisme et reportage sociologique, instants pris sur le vif ou mis en scène, les photographies réunies dans Bathroom manners révèlent les turpitudes et les béatitudes de l’homme moderne saisi dans son intimité.