mardi, 01 septembre 2009

Hew Locke – « How do you want me ? »

 


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Ayant grandi au Guyana, ancienne colonie anglaise d’Amérique latine, Hew Locke traduit la tension entre la société britannique contemporaine et son passé colonial dans des œuvres composées d’un assemblage d’objets hétéroclites – armes en plastique pour enfants, colliers de perles, faux diamants, poupées, etc.

Dans How do you want me ?, paru aux éditions Jannink dans la collection L’art en écrit, il explore les liens entre identité personnelle et identité nationale. Pour cela, il adopte les codes vestimentaires décalés et hauts en couleurs des personnages de son enfance ou de Brixton, le quartier de Londres connu comme la capitale de la communauté caribéenne en Angleterre. Hew Locke se met lui-même en scène, « fasciné par l’idée d’une espèce de beauté salopée », dans une galerie de personnages sinistres, de rois corrompus, de tyrans et de bandits – Lord of the Dance, Harbinger, Congo Man, etc. – créant sa propre culture, son propre univers.
« C’est ma production, elle est authentique et elle est inventée, elle est réelle et elle est fausse. C’est le produit génial, le vrai bon plan. »

L’ouvrage, tiré à 285 exemplaires est accompagné d’un collage original, signé et unique pour chaque exemplaire.

Né en 1959 à Édimbourg, Hew Locke a vécu à Georgetown au Guyana de 1966 à 1980 où il a débuté sa formation artistique. Revenu en Angleterre, il est diplômé du Royal College of Art de Londres en 1994. Il entre en 2002 dans « l’establishment » anglais avec l’exposition « Cardboard Palace » à la Galerie Chisendale. Ses œuvres sont régulièrement exposées en Angleterre et à l’étranger : Victoria and Albert Museum en 2000, Tate Britain et Atlanta Contemporary Art Center (USA) en 2004, CRAC Alsace en 2005, Biennale de Valence en Espagne en 2006, Institut Henry Moore et Musée de Brooklyn en 2007, Musée d’Art Contemporain de Thessalonique en 2009. Il figure dans de nombreuses collections dont celles de la Tate, du Arts Council of England, du Musée de Brooklyn, de Eileen and Peter Norton, du Government Art Collection et de Arnold Lehman.
Il est représenté par la Galerie Hales à Londres où il a exposé pour la première fois « How Do You Want Me ? » en 2008.

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink www.editionsjannink.com
Prix de la version avec œuvre : 120 € en souscription jusqu'au 10 octobre 2009
Prix de la version sans œuvre : 12 €

 

mardi, 18 août 2009

Le livre de Hew Locke en préparation

Toute l'équipe des éditions Jannink travaille d'arrache-pied sur le prochain ouvrage de la collection "L'art en écrit" :
How do you want me ? écrit par Hew Locke

L'ouvrage sera disponible dès le 10 septembre 2009
en souscription ou sur le site des éditions Jannink

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lundi, 23 mars 2009

Tania Mouraud – « On the roads »

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On the roads, publié aux éditions Jannink dans la collection L’art en écrit, investit la blogosphère de Tania Mouraud. Partie début 2009 aux États-Unis, elle nous invite à prendre place à ses côtés dans une transcription verbatim de son blog, véritable carnet de voyage électronique. Sous la forme d’un leporello, l’ouvrage favorise la rencontre entre l’espace, la route et le travail de l’artiste au gré de ses commentaires et de ses photographies. Dès la fin des années 60, Tania Mouraud, artiste conceptuelle et polymorphe, inscrit son travail dans une pratique questionnant les rapports entre l’art et les liens sociaux. Au travers des différents médiums – peinture, installations, son, photos, vidéos, etc. – elle fait intervenir dans sa réflexion le lieu et le contexte d’exposition, obligeant le spectateur à déchiffrer patiemment le message critique délivré.

L’ouvrage est accompagné d’une photographie originale signée et unique pour chaque exemplaire — prise lors du séjour de Tania Mouraud aux États-Unis et sur laquelle défile la partition de sa performance  intitulée DLPDA, réalisée au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris le samedi 21 février 2009.

Tania Mouraud, née en 1942, vit et travaille à Paris. Ses œuvres sont exposées régulièrement en France et à l’étranger : Galerie Rive Droite à Paris (1971), Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (1973), Le Quartier à Quimper (1996), Hammer Museum à Los Angeles (1999), Patricia Faure Gallery à Los Angeles (2001), La Box à Bourges (2003), GCAC Gallery à Santa Ana (2006), Les Abattoirs à Toulouse (2007), Musée national d’art contemporain de Bucarest (2007), La Passerelle à Brest (2008). Fin 2008, elle a présenté sa vidéo sonore Roaming au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris, comme le témoignage achevé de sa résidence au domaine de Bel-Val (Ardennes). L’artiste est représentée en France par la Galerie Dominique Fiat.

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink www.editionsjannink.com
Prix de la version avec œuvre : 120 € en souscription jusqu'au 30 avril 2009
Prix de la version sans œuvre : 12 €

mercredi, 03 décembre 2008

Jannis Kounellis, « La Perdita del punto di vista »

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« Depuis le 14 janvier 1969, j’ai découvert que j’étais un assassin »   Kounellis

Cet esprit provocateur qui anime toute l’œuvre de Jannis Kounellis est une fois de plus exprimé dans La Perdita del punto di vista, ouvrage qu’il a écrit pour la collection « L’art en écrit ». Le membre le plus radical de l’Arte povera s’interroge sur la brièveté de la vie et l’impossibilité de la peindre tout entière, nous entraînant dans un voyage au travers de la mythologie, des civilisations antiques et de sa propre interrogation artistique. Kounellis travaille avec des matériaux simples comme le fer, le feu, le coton, le bois, la toile de jute..., et pour ce qui est de l’œuvre insérée dans le livre, le plomb.

Édité à 285 exemplaires, l’ouvrage de Jannis Kounellis est accompagné d’une flaque de plomb, œuvre originale et unique pour chaque exemplaire, signée par l’artiste.

Jannis Kounellis, né en 1936 en Grèce et installé depuis 1956 à Rome, se considère avant tout comme peintre, traitant l’espace et le volume comme une toile. Son travail a été présenté à la Fondazione Arnaldo Pomodoro de Milan et au Stedelijk Museum d’Amsterdam. Plus récemment, il a exposé à la Neue Nationalgalerie à Berlin, à la galerie Christian Stein à Milan et au musée d’Orsay en 2007, où il a réalisé un travail en correspondance avec L’Angélus de Millet. Des rétrospectives lui ont été consacrées au centre d’art contemporain de Prato et à la Fundación Caixa Galicia à Saint-Jacques de Compostelle. Il est depuis juillet 2008 invité pour trois ans au château de Chaumont-sur-Loire, où il a réalisé une importante installation à base de poutres de bois et de cloches, et fait partie de l’actuelle exposition sur l’art italien au Palazzo Grassi, à Venise.

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink www.editionsjannink.com
Prix de la version avec œuvre : 500 €
Prix de la version sans œuvre : 12 € 

Richard Deacon, « Water under the bridge »

couv_deacon—72.jpgœuvre_deacon—72.jpgRichard Deacon, sculpteur gallois, compte parmi les sculpteurs les plus marquants de sa génération bien qu’il préfère se définir autrement : je ne sculpte pas, je ne modèle pas, je fabrique. Dans ses œuvres abstraites, qui font souvent allusion aux fonctions anatomiques, il ne choisit pas le sujet comme point de départ de ses créations mais favorise le choix des matériaux qu’il utilise comme son propre langage. La courbe est un élément important de l’esthétique de ses œuvres, et la fragilité ou la minceur des matériaux employés donnent à son travail un caractère poétique. Il ne cherche pas à dissimuler les procédés d’assemblage, au contraire, il les accentue : rivets, boulets, colle font partie intégrante des formes de l’œuvre finale.
Dans Water Under the Bridge, texte bilingue franco-anglais paru dans la collection « L’art en écrit », Deacon expose sa réflexion artistique à la faveur de l’Exposition internationale 2008 de Saragosse. C’est en exploitant le thème de l’eau, et de tous les éléments qui y sont associés – pont, berges, bois, déchets dérivants, courant – qu’il va réaliser son œuvre : le Puente de la Unión tel que je l’ai vu le premier jour avec ces rives un peu sauvages et le site quelque peu boueux offrait un spectacle dont Piranese aurait pu se délecter.

L’ouvrage écrit par Richard Deacon, édité à 275 exemplaires, est accompagné d’un dessin original signé, pièce unique.

Né en 1949 à Bangor au Pays de Galle, Richard Deacon suit à Londres les cours de la Saint-Martin School puis du Royal College of Art. Il réalise sa première exposition personnelle en 1978 à la galerie Brixton à Londres et depuis, il expose régulièrement à un niveau international comme au PS1 à New York en 2001, à la Tate Gallery à Londres en 2002, au Museum Ludwig de Cologne en 2004, à la galerie Thomas Schulte à Berlin en 2005 ou encore à la galerie Marian Goodman à New York en 2007. En France, son travail a été, entre autres, présenté à la galerie Arlogos à Nantes en 2005 à la galerie Templon à Paris, en 2007 à la galerie Thaddaeus Ropac et en 2008 à la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence. Richard Deacon effectue également de nombreuses commandes publiques visible à Pékin, Tokyo, Auckland, Toronto ou San Francisco.

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink www.editionsjannink.com
Prix de la version avec œuvre : 250 €
Prix de la version sans œuvre : 12 €

lundi, 14 avril 2008

Kees Visser, « forM »

couv_visser.jpgœuvre_visser.jpgKees Visser, développe un travail minimal, radical et conceptuel. Amateur de Wittgenstein et John Cage, il recherche la nature métaphysique de l’art au travers d’un exercice de déconstruction du style. Ses figures géométriques, étranges et insaisissables, sont des rectangles ayant subit une légère déformation. Elles forment des espaces dans lesquels la couleur vient s’inscrire, en dizaines de couches monochromes, provoquant une impression ambiguë et paradoxale de mouvement et d’immobilité.
Dans forM, qui paraît aux éditions Jannink dans la collection L’art en écrit, Kees Visser présente le texte de son catalogue raisonné, base de données ouverte dans laquelle il inscrit ses formes sur papier millimétré. Il puise parmi celles-ci pour réaliser ses œuvres. Les descriptions sont entrecoupées de citations en français, islandais, anglais et néerlandais, empruntées à d’autres artistes.

L’ouvrage, édité à 285 exemplaires, est accompagné d’une œuvre originale à la découpe unique, aux couleurs différentes, signée par l’artiste, dont quelques exemples sont reproduits ci-dessus.

Kees Visser, né en 1948 aux Pays-Bas, a commencé à travailler sur la couleur à partir de 1976 en tissant des bandes de papier, avant de produire des tableaux-reliefs faits de planches de bois. Il se fait principalement connaître par ses formes géométriques et monochromes, développées depuis 1992. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections : au Stedelijk Museum à Amsterdam, au MOMA de New York, ou encore au Victoria & Albert Museum de Londres. Il a exposé en Islande à la National Gallery et à la Living Art Gallery, aux Pays-Bas et plusieurs fois en France, entre autres au Quartier à Quimper, à la chapelle Jeanne d’Arc à Thouars, à l’église Saint-Eustache et à la galerie Odéon no5 à Paris, à Saumur et à la galerie Verney-Carron à Lyon.

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com 

mercredi, 19 décembre 2007

Erik Boulatov « Tableau et peinture »

06cf8476def9c9c6bb18e7fe71c932e7.jpgee0741f5896da20e1414faf9a621802a.jpg« Indésirable » pour les officiels de la culture, les critiques, le système, Erik Boulatov était, en Union Soviétique, celui qu’il fallait mieux entourer d’une chape de silence. Sa première exposition à Moscou en 1965 fut fermée au bout de quarante-cinq minutes, le public évacué, les toiles remballées.
Dans Tableau et peinture, texte bilingue français / russe il explique sa conception d’une toile ainsi que son intérêt pour le tableau en lui-même, qu’il privilégie à la peinture.
« Pour moi, le tableau représente le modèle de l’univers. Sa place se trouve entre moi et le monde extérieur qui n’a rien de fiable : tout vogue, se transforme, il n’y a rien sur quoi s’appuyer. Il n’y a que le tableau qui peut servir d’appui sûr et c’est pourquoi je me tourne vers lui pour essayer de donner une structure au chaos de l’univers qui m’entoure. »
 
L’ouvrage, édité à 285 exemplaires, est accompagné d’une œuvre originale signée, chacune étant colorée au crayon par l’artiste.
 
Erik Boulatov, né en 1933 à Sverdlovsk, dans l’Oural, suivit des études artistiques dans le célèbre institut Sourikov à Moscou qui dispensait un enseignement rigoureux où les noms de Malévitch, Kandinsky ou Chagall étaient proscrits. Boulatov, excellent dessinateur, vécu de ses travaux d’illustrateur pour livres d’enfants. En 1988, il réalise sa première exposition personnelle à la Kunsthalle de Zürich puis au Centre Pompidou. Il partira vivre à Paris en 1991 et son œuvre bénéficiera alors d’une visibilité qu’elle n’avait jamais connue. Il exposera à la galerie Dina Vierny en 1992 – où il avait déjà été présenté en 1972 dans une exposition collective –, à la galerie Phyllis Kind à New York en 1994, au Musée Maillol à Paris en 1999 avant que la galerie Tretiakov à Moscou ne lui consacre sa première rétrospective en Russie en 2003. Récemment, il a exposé au MAM de la ville de Paris en 2007, puis à la Fiac. Il expose à la galerie Pièce Unique à Paris le 17 janvier 2008.
 
Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com 

Peter Downsbrough, « [TILL »

a2619feffffe65f2452910aded54537c.jpg702d459134702c134a63c46843f17133.jpgPeter Downsbrough publie [TILL aux éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit. Cet ouvrage, qui regroupe trois textes inédits écrits en 1986 et dont il a réalisé la maquette, constitue un véritable livre d’artiste. Dans le sillage du minimalisme et au croisement de l’art conceptuel et de l’art concret, il a élaboré [TILL sur la notion de position et de cadrage et interroge le rapport entre l’espace et le langage. Artiste de la simplicité et du dénuement, il structure l’espace en créant des volumes discrets mais clairement visibles à l’aide d’un vocabulaire plastique épuré, constitué de figures géométriques simples, de lignes, de mots ainsi que de surfaces peintes. La combinaison des éléments linguistiques et géométriques formalise ainsi des espaces structurés induisant une multiplicité de lectures.
L’œuvre de Peter Downsbrough « ne répond pas à l’attente de l’art. Elle le laisse en suspens » comme l’a écrit René Denizot, philosophe et critique d’art, dans le catalogue d’une exposition à l’école des Beaux-Arts de Quimper.
 
L’ouvrage, édité à 275 exemplaires, est accompagné d’un boîtier signé et réhaussé au tampon de deux lignes parallèles par l’artiste ainsi que d’une œuvre originale, pliée et insérée dans le livre.
 
 
Depuis le début des années 1970, Peter Downsbrough – né en 1940 aux États-Unis –, architecte de formation, explore des matériaux comme le carton, le bois, l’acier, le néon jusqu’à obtenir le langage principal de son travail : 2 lignes parallèles appliquées dans la plupart de ses interventions murales et urbaines. Sa première rétrospective a eu lieu au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 2003 – avant d’être montrée à L’Espace de l’Art Concret de Mouans-Sartoux at au Muzeum Sztuki à Lodz. Il a ensuite exposé, entre autres, à la galerie Cent8 à Paris, au Frac Bourgogne, au Mamco à Genève, à la galerie Erna Hécey à Bruxelles, et au Musée de la Reine Sofia à Madrid en septembre 2007. Il a présenté une pièce dans le jardin des Tuileries à l’occasion dela Fiac 07 puis, en octobre 2007, plusieurs vidéos à Tours dans le cadre du festival Extensions.
 
Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com 

jeudi, 24 mai 2007

Orlan, « Pomme-cul et Petites fleurs »

c74b686167e98be3a7f5467242c4f3fb.jpg 8ead0aa683626b3085b4d928c598beff.jpgSans la poésie, l’œuvre d’Orlan ne serait pas complète. Pomme-cul et Petites fleurs, texte publié aux éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit, met en évidence un autre aspect de son talent sulfureux et détonnant qu’elle a appelé « L’Art charnel ». Depuis les années 60, Orlan n’a cessé de juxtaposer, chaque jours, des mots, des lignes, des poèmes, aux côtés des listes de travail et des courriers formels. Ces textes inédits donnent un éclairage différent et inattendu sur son œuvre. Pour le plaisir de se surprendre, de retrouver des mots laissés-pour-compte, elle livre ses poèmes comme autant de secrets, de murmures qui se disent en riant, avec du sexe, un baiser ou des fleurs.

L’ouvrage est accompagnée d’une sérigraphie originale signée représentant une juxtaposition de « L’Origine du monde » de Gustave Courbet et de « L’Origine de la guerre » d’Orlan réhaussée au tampon avec ses propres lèvres.

Orlan, née en 1947, vit et travaille entre Paris, Los Angeles et New York. En 1977, sa performance, « Le Baiser de l’artiste », lors de la Fiac à Paris, provoqua un véritable scandale. Depuis elle expose régulièrement ses œuvres, tant aux États-Unis – MOCA et LACMA à Los Angeles, PS1 à New York – qu’en France – Centre Pompidou, Palais de Tokyo, Centre national de la photographie – ou encore en Espagne, au Japon, en Italie. Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées : au Frac des Pays de la Loire et au Centre de la photographie à Salamanque (Espagne) en 2002, au CCC à Tours et au Centre national de la photographie à Paris en 2004. À l’occasion de son soixantième anniversaire en mai 2007, le Musée d’Art moderne de Saint-Etienne lui consacre une importante rétrospective.

Yann Toma, « Part de jouissance »

99130adb10fb0562442e8db838b0ebfc.jpg 5e4558fccd925776f4797d3fc685954c.jpg Si Lénine avait choisi une autre carrière, il aurait pu être P.D.G. et aurait distribué des parts de jouissance. Yann Toma, lui, est Président à vie de Ouest-Lumière et vient d’écrire Part de jouissance, texte publié aux éditions Jannink dans la collection « L’Art en écrit ». Il y explique la stratégie de son groupe et en particulier tout ce qui concerne l’émission des Parts de jouissance. Ainsi, le Président Toma développe, avec la clarté qui le caractérise, toutes les questions que l’on a pu se poser sur Ouest-Lumière. L’Art Présidentiel s’apparente à celui d’artistes iconoclastes : Duchamps, Picabia, Filliou, John Cage, Kaprow, Nam June Paik, Beuys, Ben ou Spoerri. Mélange inclassable de Dada, Surréalisme, Fluxus ou encore Situationnisme. Il tourne en dérision le jargon ampoulé du capitalisme et estime avec certitude que la rédemption artistique passera par le rayonnement de Ouest-Lumière. En réalité il est son propre mouvement.

L’ouvrage de Yann Toma est accompagnée d’une Part de jouissance, pièce unique signée et numérotée, caviardée par intervention présidentielle – technique mixte.

Yann Toma, né en 1969, fait partie des artistes inclassables et le montre dès le début des années 90, lorsqu’il récupère l’ancienne compagnie d’électricité Ouest-Lumière. Il s’approprie alors un réseau symbolique, une infrastructure usinière dont il a fait son territoire de recherche et la raison d’être de son activité. Son travail a été présenté dans des expositions personnelles et collectives au CCC de Tours (2005), à Maison Rouge (2006) et à l’espace EDF Electra (2004) à Paris, au CAPC de Bordeaux (2006). À l’étranger, il a exposé au Kallmann Museum à Munich (2004), Culturgest de Lisbonne (2004), plus récemment à New-Delhi (2006) où il a séjourné trois mois et cette année au Palais Farnese à Rome. Son œuvre est régulièrement montrée à Paris à la galerie Patricia Dorfmann.

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