vendredi, 05 septembre 2008
Jacques Villeglé — La Comédie urbaine
Jacques Villeglé
La Comédie urbaine — du 17 septembre 2008 au 5 janvier 2009
Centre National d'art moderne Georges Pompidou, 75004 Paris
Le Centre Pompidou présente la première grande rétrospective en France de l'oeuvre de Jacques Villeglé, artiste français majeur aujourd'hui âgé de 82 ans, qui a su développer, dès 1949, à travers l'usage presque exclusif d'un matériau unique - l'affiche lacérée - une oeuvre foisonnante et d'une étonnante richesse formelle.
Cette exposition, qui rassemble plus d'une centaine d'oeuvres des années 1940 à nos jours, aborde de manière thématique le parcours de l'artiste depuis l'éclatement typographique et les grandes compositions abstraites colorées des débuts, jusqu'aux récentes juxtapositions rythmiques issues d'affiches de concerts.
Revendiquant la position du flâneur, Jacques Villeglé n'est pas un auteur de «ready-made», même s'il n'intervient pas (sauf par de rares «coups de pouce») sur les affiches qu'il prélève dans les rues pour les maroufler sur toile. Son travail consiste plutôt à laisser émerger du chaos urbain les beautés cachées dans les épaisseurs de papier déchiré par des mains anonymes, qui ont parfois aussi écrit sur les affiches ou les ont maculées.
L'oeuvre de Villeglé est un formidable sismographe de nos «réalités collectives» telles qu'elles sont distillées par l'espace urbain dont l'histoire nous est restituée à travers celle, singulière, de ses murs.
Elle révèle à quel point notre regard est conditionné par cet environnement visuel quotidien, et réactive notre mémoire de façon critique, mais aussi ludique. Au croisement de mouvements aujourd'hui «historiques» tels le Nouveau Réalisme, le Lettrisme ou l'Internationale Situationniste, le travail de Villeglé, ancré dans l'actualité, est aussi salué par les jeunes générations.
Communiqué de presse du Centre Pompidou
Jacques Villeglé a édité Un Homme sans métiers aux Éditions Jannink
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Fabrice Hyber — Du Pur Hyber
Du pur Hyber
9 septembre - 27 octobre 2008
Galerie Jérôme de Noirmont (36-38 avenue Montaigne 75008 Paris)

Du pur Hyber… par la variété des supports utilisés. Donc, d’abord des dessins (à l’origine de toutes ses créations), des tableaux ; puis des objets qui sortent des tableaux, donc de nouveaux concepts de Pof, objets / sculptures qui à leur tour donnent lieu à des vidéos. Ce processus de préparation de l’exposition est calqué sur le cycle par lequel l’artiste donne naissance à ses pof. C’est une parfaite illustration de la démarche intellectuelle et artistique de Hyber, pour lequel toute œuvre / toute action ne constitue qu’une étape intermédiaire et évolutive d’un gigantesque et perpétuel chantier de création, sorte d’immense rhizome qui reflète sa pensée : peu importe la matérialité de l’oeuvre, seule compte sa capacité à déclencher des comportements.
Pour compléter cet ensemble, une nouvelle Peinture homéopathique… En effet, toute grande phase de travail sur un thème se conclue toujours chez Hyber par la création d’une de ces grandes œuvres de synthèse, sorte de story-boards où sont cumulés toutes les idées, les dessins et les éléments rassemblés par l’artiste sur un thème précis.
Du pur Hyber... car cette exposition traite du bio, de l’organique, de l’écologique, sujet que l’artiste a particulièrement à cœur. Si le vert s’est imposé naturellement à Fabrice Hyber comme couleur de prédilection dès sa première exposition en 1986, c’est parce que la nature, l’organique et l’écologique (dans une vision progressiste de ces sujets), les plantes et les arbres fascinent depuis toujours ce fils d’agriculteurs élevé en Vendée.
Tous les tableaux exposés sont des compositions très dessinées, chargées de matières, formant des toiles complexes, à l’image de la nature. La nature ne laisse pas de vide, l’homme non plus ; j’ai donc imaginé une multitude d’animaux-plantes, des plantes presque humaines, comme les résultats d’une mutation, ou de mutations. L’écologie ne doit pas nous faire reculer, ni même, comme elle le fait trop souvent, piétiner.
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