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jeudi, 24 mai 2007
Parution du livre d'Orlan
« Pomme-cul et Petites fleurs »
Parution le 27 mai 2007
à l'occasion de la rétrospective de son œuvre
au Musée d'Art moderne Saint-Etienne Métropole


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Orlan, « Pomme-cul et Petites fleurs »
Sans la poésie, l’œuvre d’Orlan ne serait pas complète. Pomme-cul et Petites fleurs, texte publié aux éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit, met en évidence un autre aspect de son talent sulfureux et détonnant qu’elle a appelé « L’Art charnel ». Depuis les années 60, Orlan n’a cessé de juxtaposer, chaque jours, des mots, des lignes, des poèmes, aux côtés des listes de travail et des courriers formels. Ces textes inédits donnent un éclairage différent et inattendu sur son œuvre. Pour le plaisir de se surprendre, de retrouver des mots laissés-pour-compte, elle livre ses poèmes comme autant de secrets, de murmures qui se disent en riant, avec du sexe, un baiser ou des fleurs.L’ouvrage est accompagnée d’une sérigraphie originale signée représentant une juxtaposition de « L’Origine du monde » de Gustave Courbet et de « L’Origine de la guerre » d’Orlan réhaussée au tampon avec ses propres lèvres.
Orlan, née en 1947, vit et travaille entre Paris, Los Angeles et New York. En 1977, sa performance, « Le Baiser de l’artiste », lors de la Fiac à Paris, provoqua un véritable scandale. Depuis elle expose régulièrement ses œuvres, tant aux États-Unis – MOCA et LACMA à Los Angeles, PS1 à New York – qu’en France – Centre Pompidou, Palais de Tokyo, Centre national de la photographie – ou encore en Espagne, au Japon, en Italie. Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées : au Frac des Pays de la Loire et au Centre de la photographie à Salamanque (Espagne) en 2002, au CCC à Tours et au Centre national de la photographie à Paris en 2004. À l’occasion de son soixantième anniversaire en mai 2007, le Musée d’Art moderne de Saint-Etienne lui consacre une importante rétrospective.
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Yann Toma, « Part de jouissance »
Si Lénine avait choisi une autre carrière, il aurait pu être P.D.G. et aurait distribué des parts de jouissance. Yann Toma, lui, est Président à vie de Ouest-Lumière et vient d’écrire Part de jouissance, texte publié aux éditions Jannink dans la collection « L’Art en écrit ». Il y explique la stratégie de son groupe et en particulier tout ce qui concerne l’émission des Parts de jouissance. Ainsi, le Président Toma développe, avec la clarté qui le caractérise, toutes les questions que l’on a pu se poser sur Ouest-Lumière. L’Art Présidentiel s’apparente à celui d’artistes iconoclastes : Duchamps, Picabia, Filliou, John Cage, Kaprow, Nam June Paik, Beuys, Ben ou Spoerri. Mélange inclassable de Dada, Surréalisme, Fluxus ou encore Situationnisme. Il tourne en dérision le jargon ampoulé du capitalisme et estime avec certitude que la rédemption artistique passera par le rayonnement de Ouest-Lumière. En réalité il est son propre mouvement.
L’ouvrage de Yann Toma est accompagnée d’une Part de jouissance, pièce unique signée et numérotée, caviardée par intervention présidentielle – technique mixte.
Yann Toma, né en 1969, fait partie des artistes inclassables et le montre dès le début des années 90, lorsqu’il récupère l’ancienne compagnie d’électricité Ouest-Lumière. Il s’approprie alors un réseau symbolique, une infrastructure usinière dont il a fait son territoire de recherche et la raison d’être de son activité. Son travail a été présenté dans des expositions personnelles et collectives au CCC de Tours (2005), à Maison Rouge (2006) et à l’espace EDF Electra (2004) à Paris, au CAPC de Bordeaux (2006). À l’étranger, il a exposé au Kallmann Museum à Munich (2004), Culturgest de Lisbonne (2004), plus récemment à New-Delhi (2006) où il a séjourné trois mois et cette année au Palais Farnese à Rome. Son œuvre est régulièrement montrée à Paris à la galerie Patricia Dorfmann.
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Markus Lüpertz, « Le Dieu des voleurs »

Puissante figure de la scène artistique allemande contemporaine, Markus Lüpertz a réalisé une sculpture monumentale qui sera terminée au printemps 2007. Les 10 premiers jours de son carnet de travail, Le Dieu des voleurs, sont publiés aux Éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit.Mélange de dessins, croquis, poésie et réflexions sur la création, le « cahier d’écolier » de Lüpertz s’ouvre sur son quotidien et nous fait partager ses joies, ses doutes, ses craintes. Et, par dessus tout, son désir de voir aboutir cette oeuvre pour dépasser et transformer la réalité. Son travail, conçu comme champ de métamorphoses et d’éternelles transformations, est soumis à de constantes modifications. « Je ne veux pas de fascisme d’application. Je veux un monument de l’évidence, une sculpture dont la dimension se fonde sur la manie de ne pas admettre une fin, comme si la hauteur était seulement une erreur capricieuse.»
Ouvrage tiré à 290 exemplaires au format 21 x 12,5 cm, accompagné d’une estampe originale. Celle-ci, signée et numérotée, est imprimée sur des fonds de couleurs différentes, conciliant deux techniques : l’eau-forte et la gravure sur bois.
Markus Lüpertz, né à Liberece (République Tchèque) en 1941. Ayant grandi dans une Allemagne soumise à une influence essentiellement américaine et où avaient disparu de l’art les valeurs purement germaniques, Lüpertz renoue avec la peinture, la figuration et le lyrisme, puisant aux sources de l’expressionnisme national. La controverse a toujours accompagné ses oeuvres, à partir du début des années soixante-dix, surtout avec la série Noir-Rouge-Or. Après avoir créé sa propre galerie, Großgörschen 35 en 1964, il sera représenté à partir de 1968 par la galerie Michael Werner à Cologne . Ses oeuvres se trouvent dans les plus grands musées d’art contemporain actuels.
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Sarkis, « Synopsis »

L’œuvre de Sarkis, faite de peintures, collages, aquarelles, sculptures puis d’objets détournés et d’installations comporte également un volet important : la réalisation de films. Dans Synopsis, texte publié aux éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit, il décrit les scénarios de 40 films, réalisés dans l’atelier de Calder à Saché ou dans son propre atelier de Villejuif. Pour la plupart d’une durée de 1 à 6 minutes, certains sont devenus la prolongation de ses aquarelles, discipline artistique qui ne cessent de le fasciner.
« Au fond c’est la même chose, mes films remplacent les aquarelles... » dit-il, énigmatique.
La description d’un de ses films nous plonge dans son univers poétique :
au commencement, le son doré, le 1.4.1998, 3 minutes.
Il est assis au fond de l’atelier là où il a tourné tous les films. On voit le petit plateau du tournage. Il porte un manteau et un tambour doré est attaché sur son dos. La caméra s’approche lentement et essaye de voir le travail que l’homme assis est en train de faire… Avec sa main gauche qui tient un bâton il frappe le tambour en même temps qu’il dépose avec un pinceau la couleur jaune dans un bol blanc rempli d’eau… Il répète plusieurs, plusieurs fois…
Généreux, affectif et chaleureux, Sarkis surmonte sa fragilité et ses inquiétudes en s’entourant de musique. « J’écoute la Passion selon Saint-Mathieu de Bach dirigé par Karajan pour garder la forme. »
L’ouvrage est accompagné d’une sérigraphie numérotée, signée et réhaussée à l’aquarelle par une empreinte de doigt.
Sarkis, né à Istanbul en 1938 est d’origine arménienne. Il s’installe à Paris en 1964 où il est proche de la Figuration narrative puis découvre Beuys et l’Art conceptuel. Commence alors un riche parcours d’expositions entre galeries et musées qui lui permet de théatraliser les espaces occupés, de « réactiver » régulièrement les installations, et d’inviter d’autres artistes autour de lui. En 2007 il expose au Musée Bourdelle puis au Musée du Louvre et en 2008 au Centre Pompidou.
Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com
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Pavlos, « Chirossophos »

« Aller à Paris en 1958, c’était s’ouvrir d’un seul coup au monde entier ». L’émerveillement du jeune Pavlos est alors considérable. Il l’écrira quarante ans plus tard dans Chirossophos, texte édité pour la collection « L’art en écrit » aux Éditions Jannink. Lorsque le fils d’un modeste cordonnier grec débarque dans la capitale, il est confronté à une formidable effervescence artistique avec Rauschenberg, Jasper Johns, Arman, César, Tinguely ou encore les galeries Daniel Cordier, Sonnabend ou Iris Clert. Très vite pour se démarquer, pour ne pas faire comme les autres, il invente un vocabulaire plastique inédit. À partir d’affiches massicotées, il sculpte au ciseau avec une étonnante dextérité, des objets de notre entourage familier – chemises, cravates, chaussettes, bouteilles, voitures… Son travail attire l’attention de Pierre Restany qui déclarait, concernant les Nouveaux Réalistes et notamment Villeglé, Hains, Dufrêne, Rotella, que « tout semblait avoir été dit dans ce domaine lorsque Pavlos est apparu. Les affichistes représentent l’épiderme tandis que Pavlos représente la chair ». Dans ces premières œuvres, il réalise des compositions abstraites grâce à la superposition de bandes de papiers, créant ainsi des surfaces organisées qui étaient à l’origine géométriques et qui deviendront par la suite des formes baroques.
« La neutralité avec laquelle je produis les objets est une façon de se mettre en retrait et de laisser au public la possibilité de s’approprier ce qu’il voit, de les remplir avec son imaginaire et ses fantasmes ».
L’ouvrage de Pavlos est accompagné d’une pièce unique signée (19,2 x 11,7 cm), insérée dans le livre et représentant un volume en papier massicoté et collé sur une affiche.
Né en 1930 à Filiatra, dans le sud du Péloponnèse, Pavlos arrive à Paris en 1958 après avoir étudié aux Beaux-Arts d’Athènes. Dès 1964, il expose à la galerie J qui était la vitrine et le laboratoire du Nouveau Réalisme. Par la suite il ira à la galerie Ileana Sonnabend en 1968 et en 1971 à la galerie Stadler à Paris. À partir de 1973 il expose dans les galeries d’Alexandre Iolas, à Paris, Genève, Milan et Athènes. Sa principale galerie deviendra celle de Guy Pieters à Knokke-le-Zoute et Saint-Paul de Vence. En 1980, il représente la Grèce à la Biennale de Venise. Ultérieurement, son œuvre va figurer dans les principaux musées du monde, parmi lesquels le MOMA de New-York, le Musée d’Art moderne de Paris ou encore le Centre Georges Pompidou.
Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com
17:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Orlan au Musée d'Art moderne de Saint-Etienne
A occasion exceptionnelle, fête exceptionnelle. Pour célébrer dignement l’anniversaire d’ORLAN et les 30 ans du « Baiser de l’artiste », St-Etienne organise une grande fête autour de la rétrospective « ORLAN : Le Récit » au musée d’art moderne, du 26 mai au 26 août 2007. Lors du vernissage, vendredi 25 mai, ORLAN crée l’événement et réalise une performance pour lancer son parfum et sa ligne de vêtements sous la marque « Le Baiser de l’Artiste ». Elle présente aussi une monographie très complète illustrant la cohérence de son oeuvre, ainsi qu’un recueil de poèmes et une cuvée spéciale, pour le plaisir du corps et de l’esprit…
Commissaires de l’exposition : Lorand Hegyi et Eugenio Viola
Une performance : Hybrider / Recycler
Malgré ses nombreux voyages dans le monde, ORLAN a gardé toute sa garde-robe depuis son adolescence à St-Etienne. Cherchant à créer une ligne de vêtements hybrides, ORLAN a choisi de collaborer avec le collectif Andrea Crews, dont le travail de stylisme - entre art et mode - est centré sur le recyclage. Pour présenter cette collection et lancer sa propre marque « Le Baiser de l’Artiste », ORLAN organise une performance avec Maroussia Rebecq et Juliette Bineaud, à découvrir lors du vernissage au musée d’art moderne de St-Etienne.
Un parfum : Le Baiser de l’artiste
Afin de fêter les 30 ans du « Baiser de l’artiste », ORLAN présente un parfum du même nom, créé en collaboration avec Christophe Laudamiel, grand nez chez IFF. Un coffret anniversaire, conçu avec Philippe Martinez et édité par Bookstorming, sert d’écrin à trois flacons : Sainte-Orlan, Orlan-corps et le Baiser de l’Artiste.
Une monographie éclairante
Edité chez Charta, un catalogue très complet présente l’oeuvre de cette artiste internationale sur laquelle des spécialistes venant d’horizons divers livrent un regard politique, sociologique, culturel, psychanalytique et médiatique. Cette monographie de 340 pages comprend les textes inédits de Lorand Hegyi, Eugenio Viola, Joerg Bader, Marcela Iacub, Donald Kuspit, Peggy Phelan ainsi qu’une interview inédite de Pierre Restany interrogé par Eugenio Viola…
Un recueil de poésies : Pomme-cul et petites fleurs
Depuis 1967 et la sortie d’un premier recueil, on attendait une nouvelle édition des poèmes qu’ORLAN écrit depuis son enfance. C’est chose faite avec Pomme-cul et petites fleurs, paru en série limitée aux éditions Jannink. La couverture de ce nouveau recueil juxtapose un détail de L’Origine du monde (1866) de Gustave Courbet et de L’Origine de la guerre (1989) d’ORLAN.
Un vin : L’Elan d’Orlan
Pour stimuler les sens des amis d’ORLAN, une cuvée spéciale accompagne les moments festifs de ce double anniversaire auquel il donne davantage de goût encore : L’Elan d’Orlan… pour toutes les bouches qui ont quelque chose à dire. Provenant des vignobles bordelais Lacoste de Donzac, L’Elan d’Orlan est produit en série limitée ; ses bouteilles sont ornées d’étiquettes conçues par l’artiste.

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Yann Toma
Yann Toma se situe dans cette mouvance encore discrète du monde de l’art – on reconnaît le talent de défricheuse de Patricia Dorfmann – pourtant appelée à le révolutionner : celle qui joue avec les symboles et les attributs de l’entreprise pour mieux en démonter la domination, exacerbée par la mondialisation.
Ouest-Lumière est une entreprise à l’esthétique résolument « guerre froide », « onusienne », - James Bond -« Bons baisers de Russie ». En 1991, Yann Toma investit la centrale thermique Ouest-Lumière, sur les bords de la Seine à Puteaux. Il collectionne documents et archives laissées sur place, comme ces « placards de mémoire » dossiers de l’assistante sociale où la vie de chaque ouvrier est consignée. Il devient le conservateur du lieu menacé d’abandon, et l’énergie électrique l’inspire pour des œuvres , photographies, installations où la lumière est en jeu : « Cercles d’ampoules », « Flux radiants », splendides encerclements de rayons lumineux. Il met en scène des rêves …ou des cauchemars comme la série des « Crimes sur commande ».
Mais le cœur de l’œuvre se situe dans l’action de réactivation de l’entreprise réelle. De vestige de l’Electricité de France Ouest-Lumière mute en fiction entrepreneuriale, avec son organigramme, son conseil d’administration, chef du protocole, ses actionnaires, son syndicat, …ses pigeons voyageurs (services des transports) sa Commission pour la Flexibilité active…et son président nommé à vie Yann Toma. On voit que l’organigramme bilingue franco-russe dérape insensiblement …qu’il s’agit bien là d’un détournement des intitulés et des fonctions, pourtant si semblable à la prolifération de nos commissions et sous-secrétariats d’état dans la « vraie » vie. Certaines dénominations ne sont pas moins surréalistes que celles imaginées par l’artiste. La « Journée mondiale du refus de la misère» pourrait figurer comme action du « Département des Opérations de Maintien de la Paix » d’Ouest-Lumière. Ce glissement progressif, fiction-réalité, nous réjouit. Il fait de nous, citoyens, des non-dupes, complices réactifs d’une opposition de l’art à un ordre quotidien qui nous étouffe sans qu’on puisse le dénoncer puisque toute dénonciation, même virulente, est aussitôt commentée, digérée, classée par la mécanique spectaculaire. Alors que Ouest-Lumière s’impose… en tant que firme fictionnelle, avec sa carte d’implantation dans le monde, sa « structure pyramidale autocratique ancrée dans la réalité d’aujourd’hui », elle semble être là pour nous materner, tel un service public à l’ancienne, et nous protéger contre les brutalités de la mondialisation. 
17:00 Publié dans Vie des artistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
























