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À la fin des années 1960, Jean-Pierre Pincemin élimine le pinceau et use de la « toile libre », ce qui l’amène à participer à Support-Surface. Puis les années 1970 se terminant, il revient au châssis et au pinceau afin de rivaliser avec les maîtres du passé tout en poursuivant son travail sur les harmonies et les contrastes colorés. Il se rapproche de l’Art brut à travers des sculptures faites d’assemblages de petites facettes de bois colorées.
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Alain Séchas est un chasseur sachant chasser et faire cauchemarder les chats mieux qu’un autre. Son obsession féline, son humour noir non loin de celui des surréalistes, font grincer les dents des spectateurs et les plongent dans l’univers macabre des fantasmes de la modernité. Né en 1955, il vit et travaille à Paris, a exposé à la Fondation Cartier, la Chapelle de la Pitié-Salpêtrière, au Mamco de Genève aussi bien qu’à la biennale de São Paolo
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Bernard Rancillac commence à exposer en 1956 et emprunte dès 1962 ses motifs à la bande dessinée. Il s’intéresse à son impact visuel, sa violence et sa démesure. Le ton est parodique et critique du monde contemporain. Les couleurs sont crues, traitées en aplats. Il s’oriente vers un certain réalisme grâce à l’épiscope qui lui fournit l’information mondiale et ses thèmes : la politique, la guerre, le jazz, le sport. Après Cinémonde apparaît le nu.
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«Du contact avec les cachets, il se produit en moi une transformation étrange. J’en choisis un, je le prends, je le manipule, je l’abandonne, j’en prends un autre. Je m’excite, je suis envoûté, j’entre peu à peu dans une sorte de transe...» déclarait Arman à Pierre Restany. Chaque sérigraphie, qui a subi la frénésie du tamponnage de l’artiste, devient ainsi une pièce unique, réalisée par l’une des figures emblématiques du Nouveau réalisme.
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Passionné par les femmes au sens «crime-passion», par les situations violentes proches du roman noir, Monory crée une atmosphère aussi angoissante que sensuelle dans la palette des bleus électriques. Pilier de la Figuration Narrative, Monory contribue à faire de son œuvre un journal désenchanté, un film dans lequel se croisent la froideur brûlante et le pouvoir érotique.
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Ce nu de Jacques Villeglé semble aussi bien s’inspirer d’Ingres que de Cocteau. Etonnant pour ce compagnon de route des Nouveaux Réalistes, plus connu comme ravisseur d’affiches et inventeur d’alphabets. Aujourd’hui son œuvre est présent dans les plus grands musées, du MOMA à New York au Ludwig Museum de Cologne. Une salle lui est consacrée au Musée Georges Pompidou. Cette année, il est à l’honneur au Musée d’art contemporain de Lyon.
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Si Pol Bury est le sculpteur du mouvement, il est davantage encore celui de la lenteur et de l'aléatoire. Assorti‚ aux créateurs de l'art cinétique, il se défend de cette qualification pour mieux désigner la liberté de son œuvre. Depuis longtemps, il a appris à piéger notre regard, surprendre notre attention grâce au désordre organisé de ses pièces mobiles. Plus récemment, l'eau est devenue son allié pour servir, sous prétexte de fontaines, ce jeu indomptable de la lenteur et de l'aléatoire.
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Erró, qui met en symbiose collage et peinture, appartient à la Figuration narrative. Il choisit et assemble des éléments iconiques trouvés dans la presse, la publicité, les comics, le cinéma, la propagande politique et les manipule pour former des compositions où l’humour se dispute à l’angoisse. Erró s’affirme en constance comme un grand iconoclaste satirique obsédé par les personnages politiques, les vedettes culturelles et les faits de notre société : consommation dirigée, érotisme mercantile, américanisation de l’existence, absence apparente d’un sens à l’histoire, etc. Il compose ainsi une sorte d’antilégende du siècle.
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Si l’on pouvait lui dégager une paternité, Franck Scurti, se réclamerait de Picabia, Raymond Hains, Marcel Broodthaers, Jacques Tati ou Francis Ponge qui lui a appris "à regarder les objets, à les analyser, à les perdre en eux-mêmes, puis à les réévaluer". Son œuvre, inspirée de la réalité quotidienne et de l’actualité internationale, tire parti des formes produites par l’univers de la consommation et de la civilisation urbaine. Ainsi l’utilisation de fleurs artficielles dans Untitled (2000), des chaises de jardin fraichement peintes pour Before and After (2002), ou les sous-bocks de bierre utilisés comme horloge de rendez-vous (Sept à Sept, Ed. Jannink, 2005).
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Valerio Adami, né en 1935, est l’un des représentants majeurs de la Figuration
narrative.
Dans l’univers clos qu’expolrent ses peintures, les lignes épaisses du dessin cernent les grands aplats chromatiques qui saturent l’espace.
Le langage plastique qu’il continue de développer boulverse les relations entre l’objet et le sujet grâce à la singularité de son dessin et de ses coloris.
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Joël Ducorroy, « peintre sans pinceau », se définit lui-même comme un artiste plaquetitien.
à l’origine de l’œuvre, le mot. Glanés ici, traqués là, les mots s’inscrivent sur des plaques minéralogiques dont la fonction nominative supplée le réel.
Joël Ducorroy joue sur l’étroite relation entre le signifiant et le signifié, en inscrivant sur la plaque l’objet qu’elle est sensée représenter.
Cette estampe en dyptique est réalisée par impression et gauffrage avec un choix de couleur pour le deuxième élement.
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Pat Andréa installe les figures de ses toiles et grands dessins dans des situations de violence sourde, faites de trajectoires figées, de gestes en suspens, de mouvements contrariés. Mais l’agressivité diffuse ou affichée provient moins du thème que de son traitement plastique: l’espace est feuilletée en plans successifs projetant la scène vers le spectateur, la couleur obéit à des préoccupations constructives et non à un projet réaliste. Ainsi Pat Andréa élabore-t-il en fait une scénographie révélatrice de ce que serait l’envers latent du quotidien, fait d’effrois et de désirs peu avouables.