lundi, 14 avril 2008

Kees Visser, « forM »

Kees Visser, développe un travail minimal, radical et conceptuel. Amateur de Wittgenstein et John Cage, il recherche la nature métaphysique de l’art au travers d’un exercice de déconstruction du style. Ses figures géométriques, étranges et insaisissables, sont des rectangles ayant subit une légère déformation. Elles forment des espaces dans lesquels la couleur vient s’inscrire, en dizaines de couches monochromes, provoquant une impression ambiguë et paradoxale de mouvement et d’immobilité.
Dans forM, qui paraît aux éditions Jannink dans la collection L’art en écrit, Kees Visser présente le texte de son catalogue raisonné, base de données ouverte dans laquelle il inscrit ses formes sur papier millimétré. Il puise parmi celles-ci pour réaliser ses œuvres. Les descriptions sont entrecoupées de citations en français, islandais, anglais et néerlandais, empruntées à d’autres artistes.

L’ouvrage, édité à 285 exemplaires, est accompagné d’une œuvre originale à la découpe unique, aux couleurs différentes, signée par l’artiste, dont quelques exemples sont reproduits ci-dessus.

Kees Visser, né en 1948 aux Pays-Bas, a commencé à travailler sur la couleur à partir de 1976 en tissant des bandes de papier, avant de produire des tableaux-reliefs faits de planches de bois. Il se fait principalement connaître par ses formes géométriques et monochromes, développées depuis 1992. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections : au Stedelijk Museum à Amsterdam, au MOMA de New York, ou encore au Victoria & Albert Museum de Londres. Il a exposé en Islande à la National Gallery et à la Living Art Gallery, aux Pays-Bas et plusieurs fois en France, entre autres au Quartier à Quimper, à la chapelle Jeanne d’Arc à Thouars, à l’église Saint-Eustache et à la galerie Odéon no5 à Paris, à Saumur et à la galerie Verney-Carron à Lyon.

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com 

lundi, 07 avril 2008

Kees Visser, du 11 avril au 3 mai 2008

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Vernissage de l'exposition : le 11 avril à 17h. place de la calade avec la sortie du livre "forM" publié aux éditions Jannink, puis à 19h. au 9 bis rue Sainte-Agnès, où Pascal Deleuze donnera "19/21, ce soir" à la trompette.

mercredi, 19 décembre 2007

Erik Boulatov « Tableau et peinture »

06cf8476def9c9c6bb18e7fe71c932e7.jpgee0741f5896da20e1414faf9a621802a.jpg« Indésirable » pour les officiels de la culture, les critiques, le système, Erik Boulatov était, en Union Soviétique, celui qu’il fallait mieux entourer d’une chape de silence. Sa première exposition à Moscou en 1965 fut fermée au bout de quarante-cinq minutes, le public évacué, les toiles remballées.
Dans Tableau et peinture, texte bilingue français / russe il explique sa conception d’une toile ainsi que son intérêt pour le tableau en lui-même, qu’il privilégie à la peinture.
« Pour moi, le tableau représente le modèle de l’univers. Sa place se trouve entre moi et le monde extérieur qui n’a rien de fiable : tout vogue, se transforme, il n’y a rien sur quoi s’appuyer. Il n’y a que le tableau qui peut servir d’appui sûr et c’est pourquoi je me tourne vers lui pour essayer de donner une structure au chaos de l’univers qui m’entoure. »
 
L’ouvrage, édité à 285 exemplaires, est accompagné d’une œuvre originale signée, chacune étant colorée au crayon par l’artiste.
 
Erik Boulatov, né en 1933 à Sverdlovsk, dans l’Oural, suivit des études artistiques dans le célèbre institut Sourikov à Moscou qui dispensait un enseignement rigoureux où les noms de Malévitch, Kandinsky ou Chagall étaient proscrits. Boulatov, excellent dessinateur, vécu de ses travaux d’illustrateur pour livres d’enfants. En 1988, il réalise sa première exposition personnelle à la Kunsthalle de Zürich puis au Centre Pompidou. Il partira vivre à Paris en 1991 et son œuvre bénéficiera alors d’une visibilité qu’elle n’avait jamais connue. Il exposera à la galerie Dina Vierny en 1992 – où il avait déjà été présenté en 1972 dans une exposition collective –, à la galerie Phyllis Kind à New York en 1994, au Musée Maillol à Paris en 1999 avant que la galerie Tretiakov à Moscou ne lui consacre sa première rétrospective en Russie en 2003. Récemment, il a exposé au MAM de la ville de Paris en 2007, puis à la Fiac. Il expose à la galerie Pièce Unique à Paris le 17 janvier 2008.
 
Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com 

Peter Downsbrough, « [TILL »

a2619feffffe65f2452910aded54537c.jpg702d459134702c134a63c46843f17133.jpgPeter Downsbrough publie [TILL aux éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit. Cet ouvrage, qui regroupe trois textes inédits écrits en 1986 et dont il a réalisé la maquette, constitue un véritable livre d’artiste. Dans le sillage du minimalisme et au croisement de l’art conceptuel et de l’art concret, il a élaboré [TILL sur la notion de position et de cadrage et interroge le rapport entre l’espace et le langage. Artiste de la simplicité et du dénuement, il structure l’espace en créant des volumes discrets mais clairement visibles à l’aide d’un vocabulaire plastique épuré, constitué de figures géométriques simples, de lignes, de mots ainsi que de surfaces peintes. La combinaison des éléments linguistiques et géométriques formalise ainsi des espaces structurés induisant une multiplicité de lectures.
L’œuvre de Peter Downsbrough « ne répond pas à l’attente de l’art. Elle le laisse en suspens » comme l’a écrit René Denizot, philosophe et critique d’art, dans le catalogue d’une exposition à l’école des Beaux-Arts de Quimper.
 
L’ouvrage, édité à 275 exemplaires, est accompagné d’un boîtier signé et réhaussé au tampon de deux lignes parallèles par l’artiste ainsi que d’une œuvre originale, pliée et insérée dans le livre.
 
 
Depuis le début des années 1970, Peter Downsbrough – né en 1940 aux États-Unis –, architecte de formation, explore des matériaux comme le carton, le bois, l’acier, le néon jusqu’à obtenir le langage principal de son travail : 2 lignes parallèles appliquées dans la plupart de ses interventions murales et urbaines. Sa première rétrospective a eu lieu au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 2003 – avant d’être montrée à L’Espace de l’Art Concret de Mouans-Sartoux at au Muzeum Sztuki à Lodz. Il a ensuite exposé, entre autres, à la galerie Cent8 à Paris, au Frac Bourgogne, au Mamco à Genève, à la galerie Erna Hécey à Bruxelles, et au Musée de la Reine Sofia à Madrid en septembre 2007. Il a présenté une pièce dans le jardin des Tuileries à l’occasion dela Fiac 07 puis, en octobre 2007, plusieurs vidéos à Tours dans le cadre du festival Extensions.
 
Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com 

Erik Boulatov à la galerie Pièce Unique

A la galerie Pièce Unique, Erik Boulatov nous montre trois tableaux en un seul : la voûte céleste, les mots et la confrontation des deux. Les lettres font que le ciel n'est qu'une représentation picturale : elles abolissent l'illusion du réel. A contrario, le ciel démontre combien la typographie n'est qu'une pure construction intellectuelle. En utilisant les techniques du réalisme pour produire un réel idéal, l'artiste nous invite à un voyage où la monochromie et l'usage de la perspective conduit le spectateur a l'expression d'un espace de liberté.

 

A Pièce Unique Variations, la réalité y est à la fois plus juste et plus iréelle, car il y a un je-ne-sais-quoi proche du rêve, du souvenir dans les dessins au crayon qui y sont présentés. Ils montrent le talent de dessinateur et la maîtrise technique de Boulatov.

 

Vernissage en présence de l'artiste jeudi 17 janvier de 18h à 20h30

Signature de l'ouvrage Tableau et peinture écrit par Boulatov et édité aux Editons Jannink le 7 février 2008

 

Galerie Pièce Unique : 4, rue Jacques Callot 75006 Paris 

vendredi, 21 septembre 2007

Peter Downsbrough – œuvres publiques visibles

Œuvres visibles en France :

UNITE/ DE, LA
1990
Pièce murale, 24 m x 10 m
Matériel : aluminium noir
Une grande pièce murale sur la façade d’un immeuble d’habitation situé au 33, Boulevard de la Liberté.
Rennes (Ille-et-Vilaine)

THEATRE DE NIMES / THEATRE DE NIMES (extérieur)
AVEC - REPERE/ DANS/ DE, ET, LA, LE, OU (intérieur)
1997
Façade et foyer intérieur
Inauguration : 29 avril 1997
Réception du Prix de la Triennale Ianchelevici 2000 : récompense pour l’intégration d’une oeuvre dans un contexte architectural existant.
Théâtre de Nîmes (Gard)

ENTRE - TEMPS/ DE, ET, OU (intérieur)
DE, ET, LA (extérieur)
1998
Extérieur et intérieur
Tubes métal et lettres, peints en noir, (exterieur)
Lettres gravées sur verre, et lignes / lettres peintes, (interieur)
Bibliothèque universitaire Le Creusot (Saône-et-Loire)

VERS / ET, OU
Extérieur, 2003
Barres acier et lettres, peintes en noir
Mairie de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes)

UNTITLED
2004-2006
Intérieur, trois niveaux
Barres métal (peintes en noir) et lettres (peintes soit en noir, soit en blanc)
lettres gravées en verre et peinture rouge
Parc de stationnement P2 Cité Internationale, Lyon (Rhône)


Œuvres visibles en Belgique :

WALLPIECES
Au sous-sol de la librairie Tropismes
11, galerie des princes, Bruxelles


AND /MAAR, OP
AND /POUR, ET
2000 -2003
Exterieur
Tubes métal et lettres, peints en noir, et dalle en béton.
Boulevard Jacqmain, Bruxelles


TOUR/ AU, DE, LA, LE, RE
2001-2007
Extérieur
Tubes en acier de section rectangulaire et circulaire et lettres (peint en noir)
Musée en Plein Air du Sart-Tilman, Université de Liège

Œuvres visibles en Pologne :

AS/ IF
1990
Pièce extérieure avec tubes
Métal, peint en noir, 6m de haut
Pour l’exposition « Construction in Process Back in Lodz », 1990
Situé en façade du Musée du Film, Lodz

STALY/ TAK, JAK
1993
Pièce murale
Peinture noir sur mur
Taille du mur 16 m x 30 m
Pour l’exposition « Construction in Process 1993 »
Situé à ul. Kilinskiego, Lodz, Pologne

OKRES
1994
Pièce murale extérieure
Peinture noire sur mur
Centrum Sztuki Wspolczesnej Wydawnictwo Hotel Sztuki, Varsovie

CZAS /JAK, OD
2000
Extérieur
Peinture noire sur mur
Pour l’exposition: « This Earth is a Flower »
Kwadrat Building, Bydgoszcz, Pologne


Œuvres visibles en Allemagne :

OPEN COLUMN
1987-1991
Sculpture, en béton, hauteur 6,92 m, diamètre 70 cm, sur une base de marbre noir, 4 cm x 120 cm x 120 cm
Premier emplacement : cour intérieure, Glyptothek, Munich.


Vous pouvez également retrouver des photographies de certaines de ces installations publiques dans l'album photos située dans la colonne de droite de ce blog.

mercredi, 12 septembre 2007

Exposition Isidore Isou à l'Institut Roumain

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Exposition / conférence : ISIDORE ISOU

Pour en finir avec la conspiration du silence

Pendant toute la dernière moitié du XXe siècle, dans le vide créé après la guerre par l'épuisement des grands mouvements intellectuels, contre le Tzara du dadaïsme, le Breton du surréalisme ou le Sartre de l'existentialisme, s'est dressé Isidore Isou, initiateur du lettrisme et de la créatique, né en Roumanie en 1925.
Aujourd'hui, à plus de 80 ans, contestataire, controversé, méconnu, quelquefois qualifié d'utopiste délirant ou sulfureux, souvent exalté avec une violence et une agressivité verbales sans concessions, avec une phénoménale ambition d'autoritariste intellectuel et la scandaleuse vivacité d'un esprit d'une culture encyclopédique et d'une intelligence fulgurante, Isidore Isou se présente comme une monumentale mémoire critique proposant une nouvelle vision intégrale de la future culture de l'humanité, celle, exclusivement, de la création. Son demi-siècle d'efforts publics scandaleux et surtout souterrains, gigantesques dans sa tentative de rénovation des principales branches de la culture globale, à travers sa théorie de la créatique, lui a permis d'écrire plusieurs centaines d'ouvrages de référence, inclus dans plus de 20 000 pages de publications faisant naître ensuite plusieurs milliers d'œuvres, de toutes les disciplines bouleversées par sa pensée novatrice, réalisées par les dizaines de créateurs de son mouvement ainsi que d'épigones et surtout d'une foule de plagiaires qui exploitent, appliquent, enrichissent, prolongent ou s'approprient aujourd'hui ses concepts.

Cette exposition est proposée par le collectionneur François Poyet, lui-même plasticien et membre du groupe lettriste. Une centaine de documents écrits – livres, revues, lettres, photographies – ainsi qu’une trentaine de peintures, mais aussi des gouaches et des gravures seront exposés.

Au vernissage, une conférence sera donnée par le critique d’art Frédéric Acquaviva sur l’importance de l’œuvre d’Isidore Isou dans le contexte néo-avangardiste de l’après-guerre et jusqu’à présent.

Exposition ouverte jusqu’au 11 octobre.
Salle d’exposition de l’Institut Culturel Roumain
1 rue de l’Exposition, 75007 Paris

lundi, 04 juin 2007

Interview de Baudouin Jannink, Cimaise, Paroles d'artistes, juin 2007

Il lui a fallu parfois s'armer d'une patience à toute épreuve, avant qu'ils n'acceptent de troquer le pinceau contre la plume. Mais le jeu valait son pesant de mots.

Cimaise : Le premier livre de la collection « L'art en écrit » est paru en 1991, que faisiez-vous avant ?
Baudouin Jannink : J'avais un emploi dans une banque et m'occupais en même temps d'une galerie avec un ami. Ensuite, j'ai été embauché dans un magazine de voyages. Fasciné par les textes, la maquette, la fabrication, je me suis lancé dans l'édition en 1978, convaincu d'être formidable et que je ne pouvais que réussir ! J'ai commencé par publier des livres d'histoire avant de lancer « L'art en écrit ».

C : Pourquoi souhaitiez-vous que les artistes s'expriment avec leurs propres mots ?
BJ :Pour moi, ils sont mieux à même que quiconque d'expliquer leur art. Lorsque les « spécialistes » s'y attellent, la plupart du temps ils déroutent plus qu'ils n'éclairent. Notre collection n'a pas son équivalent, et j'en suis ravi.

C : Parlez-nous plus en détail de la collection.
BJ : Chaque ouvrage bénéficie de deux types de tirage. Le premier est limité et numéroté, accompagné d'une oeuvre originale signée, réalisée spécialement pour la collection. Son prix varie selon les artistes de 150 € à
800 € ou plus. Le second est la version librairie. Il possède le même nombre de pages, mais sans l'oeuvre signée. Il est vendu 12 €.

C : Est-ce que tous les artistes sont d'accord pour se prêter au jeu ?
BJ : Absolument pas ! Certains refusent, comme Jean-Pierre Raynaud qui affirme n'avoir rien à dire, ou Tom Wesselman au prétexte que le format était trop petit. Parmi ceux qui disent oui, il y a les rapides… et les autres. Pour Baselitz, cela a pris dix minutes, pour Christo, six ans — mais cette attente valait la peine. J'avoue que ça fait longtemps que j'essaie de convaincre Tàpies. Sans succès pour le moment. Trouver des artistes n'est pas compliqué, en revanche persuader ceux que je désire, ça c'est difficile !

C : Comment se passent vos rapports avec vos auteurs-artistes ?
BJ : On se chamaille parfois sur les textes ou la maquette, mais c'est un échange toujours sympathique. Il y
a ceux qui écrivent spontanément, comme Aurélie Nemours, et il y a ceux qui ont besoin de quelques conseils. Mais tous prennent le travail très au sérieux, ils ont peur de rater leur écrit !

C : Vous venez de publier votre 70e titre, consacré à Orlan. Et après ?
BJ : On s'arrêtera à 100. Comme on en sort 4 à 5 par an, j'en ai encore pour quelques années !


>>> SON LIVRE PRÉFÉRÉ
« Tous les livres de la collection sont comme mes petits-enfants, c'est difficile de marquer une préférence. Parmi les premiers, j'ai beaucoup aimé Viallat pour l'esthétique et Rutault, qui sera d'ailleurs à Orsay du 12 juin au 9 septembre. Dans les plus récents, je pense à celui de Roman Opalka, Vis-à-vis d'une toile « non touchée », qui a reçu le prix Artcurial du livre d'art contemporain. »

>>> LES CINQ DATES
15 avril 1973>
Rate un rendez-vous avec la plus belle suédoise de Paris.
14 mars 1981>
Golf : à 2 cm d'avoir réalisé un trou en un.
14 décembre 1992>
Je réussis mes premiers oeufs à la neige.
8 octobre 2003>
Rencontre avec Aurélie Nemours, presque aveugle, qui savait comme personne expliquer son combat artistique.
Tous les matins à 11 heures>
Ouverture du courrier dans l'espoir d'y trouver un chèque !

jeudi, 24 mai 2007

Parution du livre d'Orlan

« Pomme-cul et Petites fleurs »

Parution le 27 mai 2007

à l'occasion de la rétrospective de son œuvre
au Musée d'Art moderne Saint-Etienne Métropole

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Orlan, « Pomme-cul et Petites fleurs »

c74b686167e98be3a7f5467242c4f3fb.jpg 8ead0aa683626b3085b4d928c598beff.jpgSans la poésie, l’œuvre d’Orlan ne serait pas complète. Pomme-cul et Petites fleurs, texte publié aux éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit, met en évidence un autre aspect de son talent sulfureux et détonnant qu’elle a appelé « L’Art charnel ». Depuis les années 60, Orlan n’a cessé de juxtaposer, chaque jours, des mots, des lignes, des poèmes, aux côtés des listes de travail et des courriers formels. Ces textes inédits donnent un éclairage différent et inattendu sur son œuvre. Pour le plaisir de se surprendre, de retrouver des mots laissés-pour-compte, elle livre ses poèmes comme autant de secrets, de murmures qui se disent en riant, avec du sexe, un baiser ou des fleurs.

L’ouvrage est accompagnée d’une sérigraphie originale signée représentant une juxtaposition de « L’Origine du monde » de Gustave Courbet et de « L’Origine de la guerre » d’Orlan réhaussée au tampon avec ses propres lèvres.

Orlan, née en 1947, vit et travaille entre Paris, Los Angeles et New York. En 1977, sa performance, « Le Baiser de l’artiste », lors de la Fiac à Paris, provoqua un véritable scandale. Depuis elle expose régulièrement ses œuvres, tant aux États-Unis – MOCA et LACMA à Los Angeles, PS1 à New York – qu’en France – Centre Pompidou, Palais de Tokyo, Centre national de la photographie – ou encore en Espagne, au Japon, en Italie. Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées : au Frac des Pays de la Loire et au Centre de la photographie à Salamanque (Espagne) en 2002, au CCC à Tours et au Centre national de la photographie à Paris en 2004. À l’occasion de son soixantième anniversaire en mai 2007, le Musée d’Art moderne de Saint-Etienne lui consacre une importante rétrospective.

Yann Toma, « Part de jouissance »

99130adb10fb0562442e8db838b0ebfc.jpg 5e4558fccd925776f4797d3fc685954c.jpg Si Lénine avait choisi une autre carrière, il aurait pu être P.D.G. et aurait distribué des parts de jouissance. Yann Toma, lui, est Président à vie de Ouest-Lumière et vient d’écrire Part de jouissance, texte publié aux éditions Jannink dans la collection « L’Art en écrit ». Il y explique la stratégie de son groupe et en particulier tout ce qui concerne l’émission des Parts de jouissance. Ainsi, le Président Toma développe, avec la clarté qui le caractérise, toutes les questions que l’on a pu se poser sur Ouest-Lumière. L’Art Présidentiel s’apparente à celui d’artistes iconoclastes : Duchamps, Picabia, Filliou, John Cage, Kaprow, Nam June Paik, Beuys, Ben ou Spoerri. Mélange inclassable de Dada, Surréalisme, Fluxus ou encore Situationnisme. Il tourne en dérision le jargon ampoulé du capitalisme et estime avec certitude que la rédemption artistique passera par le rayonnement de Ouest-Lumière. En réalité il est son propre mouvement.

L’ouvrage de Yann Toma est accompagnée d’une Part de jouissance, pièce unique signée et numérotée, caviardée par intervention présidentielle – technique mixte.

Yann Toma, né en 1969, fait partie des artistes inclassables et le montre dès le début des années 90, lorsqu’il récupère l’ancienne compagnie d’électricité Ouest-Lumière. Il s’approprie alors un réseau symbolique, une infrastructure usinière dont il a fait son territoire de recherche et la raison d’être de son activité. Son travail a été présenté dans des expositions personnelles et collectives au CCC de Tours (2005), à Maison Rouge (2006) et à l’espace EDF Electra (2004) à Paris, au CAPC de Bordeaux (2006). À l’étranger, il a exposé au Kallmann Museum à Munich (2004), Culturgest de Lisbonne (2004), plus récemment à New-Delhi (2006) où il a séjourné trois mois et cette année au Palais Farnese à Rome. Son œuvre est régulièrement montrée à Paris à la galerie Patricia Dorfmann.

Markus Lüpertz, « Le Dieu des voleurs »

f4e749fb6a76c89551f6c89009c73ce1.jpge7a6a6db9328ad99b9aef2a55f16a259.jpg Puissante figure de la scène artistique allemande contemporaine, Markus Lüpertz a réalisé une sculpture monumentale qui sera terminée au printemps 2007. Les 10 premiers jours de son carnet de travail, Le Dieu des voleurs, sont publiés aux Éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit.
Mélange de dessins, croquis, poésie et réflexions sur la création, le « cahier d’écolier » de Lüpertz s’ouvre sur son quotidien et nous fait partager ses joies, ses doutes, ses craintes. Et, par dessus tout, son désir de voir aboutir cette oeuvre pour dépasser et transformer la réalité. Son travail, conçu comme champ de métamorphoses et d’éternelles transformations, est soumis à de constantes modifications. « Je ne veux pas de fascisme d’application. Je veux un monument de l’évidence, une sculpture dont la dimension se fonde sur la manie de ne pas admettre une fin, comme si la hauteur était seulement une erreur capricieuse.»

Ouvrage tiré à 290 exemplaires au format 21 x 12,5 cm, accompagné d’une estampe originale. Celle-ci, signée et numérotée, est imprimée sur des fonds de couleurs différentes, conciliant deux techniques : l’eau-forte et la gravure sur bois.

Markus Lüpertz, né à Liberece (République Tchèque) en 1941. Ayant grandi dans une Allemagne soumise à une influence essentiellement américaine et où avaient disparu de l’art les valeurs purement germaniques, Lüpertz renoue avec la peinture, la figuration et le lyrisme, puisant aux sources de l’expressionnisme national. La controverse a toujours accompagné ses oeuvres, à partir du début des années soixante-dix, surtout avec la série Noir-Rouge-Or. Après avoir créé sa propre galerie, Großgörschen 35 en 1964, il sera représenté à partir de 1968 par la galerie Michael Werner à Cologne . Ses oeuvres se trouvent dans les plus grands musées d’art contemporain actuels.
 
Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com

Sarkis, « Synopsis »

b2482260bd6dd37ab847db1a8024f862.jpga435d022e7f504031bd74543df25873c.jpg L’œuvre de Sarkis, faite de peintures, collages, aquarelles, sculptures puis d’objets détournés et d’installations comporte également un volet important : la réalisation de films. Dans Synopsis, texte publié aux éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit, il décrit les scénarios de 40 films, réalisés dans l’atelier de Calder à Saché ou dans son propre atelier de Villejuif. Pour la plupart d’une durée de 1 à 6 minutes, certains sont devenus la prolongation de ses aquarelles, discipline artistique qui ne cessent de le fasciner.
« Au fond c’est la même chose, mes films remplacent les aquarelles... » dit-il, énigmatique.

La description d’un de ses films nous plonge dans son univers poétique :
au commencement, le son doré, le 1.4.1998, 3 minutes.
Il est assis au fond de l’atelier là où il a tourné tous les films. On voit le petit plateau du tournage. Il porte un manteau et un tambour doré est attaché sur son dos. La caméra s’approche lentement et essaye de voir le travail que l’homme assis est en train de faire… Avec sa main gauche qui tient un bâton il frappe le tambour en même temps qu’il dépose avec un pinceau la couleur jaune dans un bol blanc rempli d’eau… Il répète plusieurs, plusieurs fois…
Généreux, affectif et chaleureux, Sarkis surmonte sa fragilité et ses inquiétudes en s’entourant de musique. « J’écoute la Passion selon Saint-Mathieu de Bach dirigé par Karajan pour garder la forme. »

L’ouvrage est accompagné d’une sérigraphie numérotée, signée et réhaussée à l’aquarelle par une empreinte de doigt.

Sarkis, né à Istanbul en 1938 est d’origine arménienne. Il s’installe à Paris en 1964 où il est proche de la Figuration narrative puis découvre Beuys et l’Art conceptuel. Commence alors un riche parcours d’expositions entre galeries et musées qui lui permet de théatraliser les espaces occupés, de « réactiver » régulièrement les installations, et d’inviter d’autres artistes autour de lui. En 2007 il expose au Musée Bourdelle puis au Musée du Louvre et en 2008 au Centre Pompidou.

 

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com

Pavlos, « Chirossophos »

2cd8986e934ad21b446d49445884148a.jpg6c79eefd56f7bc6478a12fa8d2a16406.jpg « Aller à Paris en 1958, c’était s’ouvrir d’un seul coup au monde entier ». L’émerveillement du jeune Pavlos est alors considérable. Il l’écrira quarante ans plus tard dans Chirossophos, texte édité pour la collection « L’art en écrit » aux Éditions Jannink. Lorsque le fils d’un modeste cordonnier grec débarque dans la capitale, il est confronté à une formidable effervescence artistique avec Rauschenberg, Jasper Johns, Arman, César, Tinguely ou encore les galeries Daniel Cordier, Sonnabend ou Iris Clert. Très vite pour se démarquer, pour ne pas faire comme les autres, il invente un vocabulaire plastique inédit. À partir d’affiches massicotées, il sculpte au ciseau avec une étonnante dextérité, des objets de notre entourage familier – chemises, cravates, chaussettes, bouteilles, voitures… Son travail attire l’attention de Pierre Restany qui déclarait, concernant les Nouveaux Réalistes et notamment Villeglé, Hains, Dufrêne, Rotella, que « tout semblait avoir été dit dans ce domaine lorsque Pavlos est apparu. Les affichistes représentent l’épiderme tandis que Pavlos représente la chair ». Dans ces premières œuvres, il réalise des compositions abstraites grâce à la superposition de bandes de papiers, créant ainsi des surfaces organisées qui étaient à l’origine géométriques et qui deviendront par la suite des formes baroques.
« La neutralité avec laquelle je produis les objets est une façon de se mettre en retrait et de laisser au public la possibilité de s’approprier ce qu’il voit, de les remplir avec son imaginaire et ses fantasmes ».

L’ouvrage de Pavlos est accompagné d’une pièce unique signée (19,2 x 11,7 cm), insérée dans le livre et représentant un volume en papier massicoté et collé sur une affiche.

Né en 1930 à Filiatra, dans le sud du Péloponnèse, Pavlos arrive à Paris en 1958 après avoir étudié aux Beaux-Arts d’Athènes. Dès 1964, il expose à la galerie J qui était la vitrine et le laboratoire du Nouveau Réalisme. Par la suite il ira à la galerie Ileana Sonnabend en 1968 et en 1971 à la galerie Stadler à Paris. À partir de 1973 il expose dans les galeries d’Alexandre Iolas, à Paris, Genève, Milan et Athènes. Sa principale galerie deviendra celle de Guy Pieters à Knokke-le-Zoute et Saint-Paul de Vence. En 1980, il représente la Grèce à la Biennale de Venise. Ultérieurement, son œuvre va figurer dans les principaux musées du monde, parmi lesquels le MOMA de New-York, le Musée d’Art moderne de Paris ou encore le Centre Georges Pompidou.

 

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com 

Orlan au Musée d'Art moderne de Saint-Etienne

A occasion exceptionnelle, fête exceptionnelle. Pour célébrer dignement l’anniversaire d’ORLAN et les 30 ans du « Baiser de l’artiste », St-Etienne organise une grande fête autour de la rétrospective « ORLAN : Le Récit » au musée d’art moderne, du 26 mai au 26 août 2007. Lors du vernissage, vendredi 25 mai, ORLAN crée l’événement et réalise une performance pour lancer son parfum et sa ligne de vêtements sous la marque « Le Baiser de l’Artiste ». Elle présente aussi une monographie très complète illustrant la cohérence de son oeuvre, ainsi qu’un recueil de poèmes et une cuvée spéciale, pour le plaisir du corps et de l’esprit…

Commissaires de l’exposition : Lorand Hegyi et Eugenio Viola

Une performance : Hybrider / Recycler
Malgré ses nombreux voyages dans le monde, ORLAN a gardé toute sa garde-robe depuis son adolescence à St-Etienne. Cherchant à créer une ligne de vêtements hybrides, ORLAN a choisi de collaborer avec le collectif Andrea Crews, dont le travail de stylisme - entre art et mode - est centré sur le recyclage. Pour présenter cette collection et lancer sa propre marque « Le Baiser de l’Artiste », ORLAN organise une performance avec Maroussia Rebecq et Juliette Bineaud, à découvrir lors du vernissage au musée d’art moderne de St-Etienne.

Un parfum : Le Baiser de l’artiste
Afin de fêter les 30 ans du « Baiser de l’artiste », ORLAN présente un parfum du même nom, créé en collaboration avec Christophe Laudamiel, grand nez chez IFF. Un coffret anniversaire, conçu avec Philippe Martinez et édité par Bookstorming, sert d’écrin à trois flacons : Sainte-Orlan, Orlan-corps et le Baiser de l’Artiste.

Une monographie éclairante
Edité chez Charta, un catalogue très complet présente l’oeuvre de cette artiste internationale sur laquelle des spécialistes venant d’horizons divers livrent un regard politique, sociologique, culturel, psychanalytique et médiatique. Cette monographie de 340 pages comprend les textes inédits de Lorand Hegyi, Eugenio Viola, Joerg Bader, Marcela Iacub, Donald Kuspit, Peggy Phelan ainsi qu’une interview inédite de Pierre Restany interrogé par Eugenio Viola…

Un recueil de poésies : Pomme-cul et petites fleurs
Depuis 1967 et la sortie d’un premier recueil, on attendait une nouvelle édition des poèmes qu’ORLAN écrit depuis son enfance. C’est chose faite avec Pomme-cul et petites fleurs, paru en série limitée aux éditions Jannink. La couverture de ce nouveau recueil juxtapose un détail de L’Origine du monde (1866) de Gustave Courbet et de L’Origine de la guerre (1989) d’ORLAN.

Un vin : L’Elan d’Orlan
Pour stimuler les sens des amis d’ORLAN, une cuvée spéciale accompagne les moments festifs de ce double anniversaire auquel il donne davantage de goût encore : L’Elan d’Orlan… pour toutes les bouches qui ont quelque chose à dire. Provenant des vignobles bordelais Lacoste de Donzac, L’Elan d’Orlan est produit en série limitée ; ses bouteilles sont ornées d’étiquettes conçues par l’artiste.

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Yann Toma

819b9950a7fd5cb179fe21061d6301f2.jpg Yann Toma se situe dans cette mouvance encore discrète du monde de l’art – on reconnaît le talent de défricheuse de Patricia Dorfmann – pourtant appelée à le révolutionner : celle qui joue avec les symboles et les attributs de l’entreprise pour mieux en démonter la domination, exacerbée par la mondialisation.

Ouest-Lumière est une entreprise à l’esthétique résolument « guerre froide », « onusienne », - James Bond -« Bons baisers de Russie ». En 1991, Yann Toma investit la centrale thermique Ouest-Lumière, sur les bords de la Seine à Puteaux. Il collectionne documents et archives laissées sur place, comme ces « placards de mémoire » dossiers de l’assistante sociale où la vie de chaque ouvrier est consignée. Il devient le conservateur du lieu menacé d’abandon, et l’énergie électrique l’inspire pour des œuvres , photographies, installations où la lumière est en jeu : « Cercles d’ampoules », « Flux radiants », splendides encerclements de rayons lumineux. Il met en scène des rêves …ou des cauchemars comme la série des « Crimes sur commande ».
Mais le cœur de l’œuvre se situe dans l’action de réactivation de l’entreprise réelle. De vestige de l’Electricité de France Ouest-Lumière mute en fiction entrepreneuriale, avec son organigramme, son conseil d’administration, chef du protocole, ses actionnaires, son syndicat, …ses pigeons voyageurs (services des transports) sa Commission pour la Flexibilité active…et son président nommé à vie Yann Toma. On voit que l’organigramme bilingue franco-russe dérape insensiblement …qu’il s’agit bien là d’un détournement des intitulés et des fonctions, pourtant si semblable à la prolifération de nos commissions et sous-secrétariats d’état dans la « vraie » vie. Certaines dénominations ne sont pas moins surréalistes que celles imaginées par l’artiste. La « Journée mondiale du refus de la misère» pourrait figurer comme action du « Département des Opérations de Maintien de la Paix » d’Ouest-Lumière. Ce glissement progressif, fiction-réalité, nous réjouit. Il fait de nous, citoyens, des non-dupes, complices réactifs d’une opposition de l’art à un ordre quotidien qui nous étouffe sans qu’on puisse le dénoncer puisque toute dénonciation, même virulente, est aussitôt commentée, digérée, classée par la mécanique spectaculaire. Alors que Ouest-Lumière s’impose… en tant que firme fictionnelle, avec sa carte d’implantation dans le monde, sa « structure pyramidale autocratique ancrée dans la réalité d’aujourd’hui », elle semble être là pour nous materner, tel un service public à l’ancienne, et nous protéger contre les brutalités de la mondialisation. cc6445736c3f3363a1b52e6f036e447a.jpg

lundi, 02 avril 2007

Yann Toma

Le président à vie de Ouest-Lumière, Yann Toma, fera, le vendredi 06 avril 2007 à 19h précises, une intervention majeure sur l'avenir de la société et sur l'avancée des structures artistiques et radiantes.

Par ailleurs, il dédicacera son dernier ouvrage, "Part de jouissance", et signera l'œuvre qui y est incluse.

Toutes ces réjouissances se tiendront à la librairie du Musée du Jeu de Paume – 1 place de la Concorde 75008 Paris.

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Pour en savoir plus vous pouvez contacter Sylvain aux Editions Jannink

lundi, 16 octobre 2006

Estampes

Gustave Courbet peint en 1866 "L’Origine du monde" et cette toile devint un chef d’œuvre en matière de représentation érotique. Dans la continuité de cette référence, Naked, est une collection d’estampe éditée sur le thème de la nudité. Dix artistes ont déjà mis leur pinceau au service des corps nus, chacun à leur façon, chacun dans leur style. Aujourd’hui viennent se rajouter Erró, dont les œuvres sont remplies d’héroïnes fortes et triomphantes, et Franck Scurti, dont l’univers, plus « dadaïste », touche au quotidien avec une grande part d’ironie.
Ces estampes sont imprimées en sérigraphie sur vélin d’Arches et tirées à 120 exemplaires (format 1/4 jésus – 38 x 27 cm.)

D'autres estampes, dans la collection Naked ont déjà été réalisées. En voici la liste ainsi que le prix de chacune des œuvres. Vous trouverez par ailleurs des visuels de chaque estampe dans l'album photo de ce blog à la section "estampes" (à droite de votre écran) :
- Alain Séchas : 250 €
- Adami : 250 €
- Jacques Monory : 250 €
- Jacques Villeglé : 400 €
- Arman : 550 €
- Pat Andréa : 250 €
- Rancillac : 250 €
- Pincemin : 250 €
- Ducorroy : 250 €
- Pol Bury: 250 €

lundi, 22 mai 2006

Roman Opalka "Vis-à-vis d'une toile non-touchée"

486631b4adec3bfd73e36c0cd0d3b920.jpgff23a817e2bf66d42afc6496cf6c85af.jpgLa toile « non-touchée », c’est la toile vierge dont le vertige confronte le peintre à ses interrogations et à ses doutes. Roman Opalka publie dans la collection « L’art en écrit » aux Éditions Jannink un texte qui explique sa démarche. Il interroge l’acte créateur à l’aune d’une histoire de l’art ponctuée par des mouvements d’avant-garde qui remettent sérieusement en question la pertinence de cet acte.
Sa méditation prend également en considération l’événement des camps de concentration, point de rupture traumatisant pour l’histoire de l’humanité. « Après l’expérience de l’innommable des camps d’extermination, la création est-elle encore possible ? » s’interroge-t-il en rejoignant, entre autres, Primo Levi.

Opalka a choisi d’inscrire son œuvre dans le champ de ces préoccupations en initiant à partir de 1965 un travail pictural ayant pour cadre l’existence de l’artiste lui-même.
Ce projet consiste à matérialiser le temps qui passe, à en épouser le caractère éphémère pour le manifester, en inscrivant à la peinture blanche sur un fond noir une progression continue de nombres. À chaque changement de toile, Opalka produit une variation chromatique qui consiste à diluer 1% de peinture blanche dans le fond noir.
Arrivera ainsi, si le temps le lui permet, le moment où les nombres et le fond se rejoindront dans le blanc. Un blanc qui ne sera plus celui de la toile « non-touchée » mais celui obtenu à la suite d’un cheminement existentiel matérialisé par la vie d’un peintre.

L’ouvrage de Roman Opalka est accompagné d’une œuvre (210 x 45 mm), pièce unique signée, insérée dans le livre représentant un fragment du Détail d’une photographie du Programme OPALKA 1965 / 1 – ∞

"Vis-à-vis d'une toile non-touchée" est au prix de 400 €. Pour commander cet ouvrage adressez-vous aux Éditions Jannink.
Une version de librairie est également disponible, sans l'œuvre, au prix de 12 €. Disponible dans toutes les bonnes librairies.


Biographie :
Roman Opalka est né en 1931 dans le nord de la France. De parents polonais, il a vécu une majeure partie de sa vie en Pologne avant de revenir en France en 1977. Depuis 1965, il réalise un travail de peinture intitulé « OPALKA 1965/1 – ∞ » Figure incontournable de l’art du xxe siècle, il s’est vu consacrer par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris une importante exposition, intitulée Pour se confronter à l’infini en octobre 1992. Opalka a obtenu le prix Kaisering en 1993 et se trouve représenté dans les principaux musées du monde (Guggenheim, National Gallery de Berlin, Centre Pompidou, Musée Toyota au Japon...). En mai 2006, le Musée d’Art moderne de Saint Etienne lui consacre une exposition.

mercredi, 02 novembre 2005

Geneviève Asse

Les Editions Jannink ont publié un livre, Notes par deux, de cette artiste née à Vannes. Vous pouvez aussi voir une de ses oeuvres en ce moment à l'exposition "le Feu sous les cendres" au musée Maillol.

Je vous mets ci-dessous le résumé du livre publié en 2002 (site paris-art.com):

Présentation

Samuel Beckett, Yves Bonnefoy, Jorge Luis Borges, André Frénaud, André du Bouchet, Pierre Lecuire, Sylvia Baron-Supervielle…
Combien de poètes Geneviève Asse a-t-elle fréquentés ? Combien de grands écrivains eurent la chance de voir leurs ouvrages éclairés des œuvres de cette artiste majeure, aussi proche de Vieira da Silva que de Bram van Velde ?
Geneviève Asse connaît bien le livre, et cette fois, s’émancipe et voyage seule. Elle propose, avec la modestie qui la caractérise, ses textes et ses pensées. Le lecteur pénètre dans un univers calme et serein où le bleu et l’espace s’imposent, où la ligne et le trait donnent le ton, le rythme et l’identité.
Dans la furie actuelle qui transforme l’art en politique spectacle, quel plaisir de publier un créateur qui s’inscrit à l’opposé et poursuit son œuvre dans le travail, dans une discrétion toute solitaire !
Notes par deux témoigne de la structure de l’ouvrage et d’une réflexion qui semble aller par deux.
Geneviève Asse réfléchit sur ses objectifs picturaux et graphiques et choisit une forme stylistique proche de l’aphorisme et du télégramme pour retranscrire ses pensées, sortes de déclaration et d’ars poetica. Elle décrit doucement et dans un rythme cadencé ce que représentent pour elle l’espace, le trait, le bleu et le blanc. « Avec mon bleu, je franchis les formats je gagne une dimension plus vaste. »
Ses origines bretonnes sont-elles à la source de son inspiration ?
Une extrême sensibilité à la ligne, un jeu sur l’interstice, l’intensité des couleurs et l’incessant travail sur la lumière caractérisent ses œuvres. Elle nous invite à ce « mystère de la peinture, l’apparition et la disparition... Tout est là inépuisable ».
Destinée à un large public (il existe une édition de bibliophile pour lequel l’artiste a créé un pochoir qu’elle a rehaussé et signé), cette édition vise à faire découvrir sous un angle nouveau, une figure majeure de l’abstraction contemporaine qui s’est toujours beaucoup impliquée dans le livre. Geneviève Asse a en effet éclairé de ses œuvres les écrits de poètes aussi célèbres que Beckett, Bonnefoy et Borges. Ici elle prend la plume et donne à son œuvre une dimension plus littéraire qui enrichit son travail plastique sans le contredire.


L’auteur et artiste
Geneviève Asse est née en 1923 à Vannes, Bretagne, France. Elle réalise ses premières gravures en 1946-1956, et ses œuvres accompagnent nombre d’écrits de poètes.