vendredi, 03 juillet 2009

Kees Visser

 

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Kees Visser est difficilement réductible à une définition. Il semble ne faire que des formes en série et selon un programme précis, pourtant il y a toujours une déviation, un léger décalage qui nous ouvre une perspective plus subjective de contemplation. Il y a toujours une idée de liberté qui se découvre par delà sa rigueur.

 


Kees Visser s’est fait connaître en France au milieu des années 1990 par un travail méthodique sur la série, la forme et la couleur, immédiatement reconnaissable à travers ses grandes peintures monochromes sur papier où des figures rectangulaires légèrement biaisées sur leurs côtés affleurent à la surface du tableau, presque par cristallisation.

Conçu en étroite collaboration avec l’artiste, le parcours de l’exposition comprend une soixantaine d’oeuvres depuis les premiers travaux du début des années 70 jusqu’aux peintures monumentales récentes. Une importante peinture murale est également produite in situ en écho à l’oeuvre de Matisse.

L’exposition revient sur le parcours de cet artiste singulier qui, loin des écoles et des mouvements artistiques dont il a pourtant été un observateur attentif, a fait son chemin en autodidacte.
Quittant sa Hollande natale au milieu des années 1970 alors que son travail oscillait entre abstraction et Fluxus, Kees Visser part s’installer en Islande où il vivra pendant près de vingt ans au contact d’une nature très primale qui marquera profondément son travail. Il y côtoie une scène artistique incroyablement cosmopolite où se croisent des artistes comme Dieter Roth, Donald Judd, Richard Serra, Roni Horn, Hrein Fridffinson, Adrian Schiess, Gunther Umberg ou encore Richard Long.

Co-fondateur avec un groupe d’artistes islandais du Living Art Museum de Reykjavik en 1978, Kees Visser est devenu une figure marquante de la scène islandaise, présent dans la plupart des collections publiques et privées du pays et à qui la Galerie Nationale d’Islande (Reykjavik ) prévoit de consacrer une exposition monographique en 2010.
Les premières salles réunissent plusieurs peintures, oeuvres sur papier, livres et objets réalisés par l’artiste au cours de cette période.
Invité en résidence à Paris au milieu des années 1990, c’est en France que Kees Visser s’engage dans un travail sériel et méthodique en réalisant de grandes peintures monochromes sur papier présentées dans la plus grande salle du parcours. Ses oeuvres prennent leur source dans un répertoire de formes et de couleurs strictement recensées dans un Catalogue raisonné que l’artiste développe depuis 1992 selon une méthode précise.

La densité picturale est obtenue par la succession de couches de peinture dont les pigments imprègnent le papier jusqu’à ce que se produise ce que Jérôme Poggi, commissaire de l’exposition, appelle un phénomène de « cristallisation de la peinture ».
Les verts acides, les jaunes d’or, les noirs profonds, les bleus nuit, les pourpres et grenats affleurent la surface du papier, comme s’ils revenaient à leur état pigmentaire. On pense à la sensualité de la couleur chez Matisse et aux couleurs si énigmatiques des paysages islandais. Pour le musée, Kees Visser a réalisé un ensemble de peintures intitulé FEW, en hommage à trois figures emblématiques du vingtième - siècle qui l’accompagnent dans sa démarche artistique : Freud, Einstein et Wittgenstein.

Au-delà de ces oeuvres qu’il réalise maintenant exclusivement sur papier, c’est l’espace même de leur exposition que Kees Visser a progressivement intégré dans sa démarche de coloriste, multipliant des dispositifs de présentation où ses peintures sont juxtaposées, superposées, posées au sol, alignées dans des vitrines de plusieurs mètres de long, recomposées en mosaïques, etc. 

C’est cette préoccupation de l’espace au sens large qui l’a en même temps mené à réaliser des interventions in situ qui peuvent prendre la forme de grandes peintures murales ou d’installations monumentales comme il l’a fait récemment dans une chapelle à Thouars (2006) et à l’Eglise Saint Eustache à Paris (2007). Pour le musée départemental Matisse, Kees Visser a imaginé une grande peinture murale (présentée dans la dernière salle du parcours en écho à une oeuvre de Matisse), véritable partition chromatique composées de bandes colorées très fines, enpruntées aux biais des formes rectangulaires de ses peintures Aujourd’hui, Kees Visser vit et travaille entre Haarlem, Paris et Reykjavik.

Kees Visser – Exposition rétrospective

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Kees Visser
Exposition rétrospective du 5 juillet au 4 octobre 2009

Une fois par an, depuis 2002, le musée départemental Matisse invite un artiste à concevoir le parcours d’une exposition monographique en lien avec les collections du musée, Herbin et Matisse. Cette programmation dynamique atteste de la position du musée au coeur de la création actuelle au travers des questions liées à la peinture et à l’abstraction. Cet été, le musée choisit de présenter la première exposition rétrospective de l’artiste néerlandais Kees Visser (né aux Pays-Bas en 1948) du 4 juillet au 4 octobre 2009.
Musée départemental Matisse
Palais Fénelon – 59630 Le Cateau-Cambrésis – T : +33 (0)3 27 84 64 50

 

mercredi, 27 mai 2009

Jacques Monory – Naked

 

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Passionné par les femmes au sens «crime-passion», par les situations violentes proches du roman noir, Monory crée une atmosphère aussi angoissante que sensuelle dans la palette des bleus électriques. Pilier de la Figuration Narrative, Monory contribue à faire de son œuvre un journal désenchanté, un film dans lequel se croisent la froideur brûlante et le pouvoir érotique.

 

Cette sérigraphie a été tirée à 120 exemplaires et imprimée sur du vélin d'Arches 120g.
Elle est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com (Prix : 550 €)

Franck Scurti – Naked

 

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Si l’on pouvait lui dégager une paternité, Franck Scurti, se réclamerait de Picabia, Raymond Hains, Marcel Broodthaers, Jacques Tati ou Francis Ponge qui lui a appris à regarder les objets, à les analyser, à les perdre en eux-mêmes, puis à les réévaluer. Son œuvre, inspirée de la réalité quotidienne et de l’actualité internationale, tire parti des formes produites par l’univers de la consommation et de la civilisation urbaine. Ainsi l’utilisation de fleurs artficielles dans Untitled (2000), des chaises de jardin fraichement peintes pour Before and After (2002), ou les sous-bocks de bierre utilisés comme horloge de rendez-vous (Sept à Sept, Ed. Jannink, 2005).

Cette sérigraphie a été tirée à 120 exemplaires et imprimée sur du vélin d'Arches 120g.
Elle est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com (Prix : 400 €)

lundi, 23 mars 2009

Tania Mouraud – « On the roads »

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On the roads, publié aux éditions Jannink dans la collection L’art en écrit, investit la blogosphère de Tania Mouraud. Partie début 2009 aux États-Unis, elle nous invite à prendre place à ses côtés dans une transcription verbatim de son blog, véritable carnet de voyage électronique. Sous la forme d’un leporello, l’ouvrage favorise la rencontre entre l’espace, la route et le travail de l’artiste au gré de ses commentaires et de ses photographies. Dès la fin des années 60, Tania Mouraud, artiste conceptuelle et polymorphe, inscrit son travail dans une pratique questionnant les rapports entre l’art et les liens sociaux. Au travers des différents médiums – peinture, installations, son, photos, vidéos, etc. – elle fait intervenir dans sa réflexion le lieu et le contexte d’exposition, obligeant le spectateur à déchiffrer patiemment le message critique délivré.

L’ouvrage est accompagné d’une photographie originale signée et unique pour chaque exemplaire — prise lors du séjour de Tania Mouraud aux États-Unis et sur laquelle défile la partition de sa performance  intitulée DLPDA, réalisée au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris le samedi 21 février 2009.

Tania Mouraud, née en 1942, vit et travaille à Paris. Ses œuvres sont exposées régulièrement en France et à l’étranger : Galerie Rive Droite à Paris (1971), Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (1973), Le Quartier à Quimper (1996), Hammer Museum à Los Angeles (1999), Patricia Faure Gallery à Los Angeles (2001), La Box à Bourges (2003), GCAC Gallery à Santa Ana (2006), Les Abattoirs à Toulouse (2007), Musée national d’art contemporain de Bucarest (2007), La Passerelle à Brest (2008). Fin 2008, elle a présenté sa vidéo sonore Roaming au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris, comme le témoignage achevé de sa résidence au domaine de Bel-Val (Ardennes). L’artiste est représentée en France par la Galerie Dominique Fiat.

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink www.editionsjannink.com
Prix de la version avec œuvre : 120 € en souscription jusqu'au 30 avril 2009
Prix de la version sans œuvre : 12 €

jeudi, 18 décembre 2008

Cadeau anti-CRISE

En pleine crise financière et boursière, les éditions Jannink proposent gratuitement, à tous ceux qui n'ont jamais eu l'occasion d'acquérir un ouvrage de la collection L'art en écrit, un cadeau anti-crise d'une valeur de 200 €.

Pour cela, il suffit de trouver à quel artiste se réfère cette critique écrite par Mosdyc :
« Dorénavant nous tiendrons M. ??? non plus pour un malicieux excentrique, mais bien pour un pauvre type qui s'est trouvé hissé sur le pavois par une bande de vigoureux gens d'affaires. »

Vous avez jusqu'au 1 janvier 2009 pour nous faire parvenir votre réponse par mail à cette adresse : editions-jannink@noos.fr

Le gagnant remportera l'ouvrage de Yann Toma intitulé Part de jouissance. Ce livre, tiré à 290 exemplaires, est accompagné d'une œuvre originale et unique pour chaque exemplaire.

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Dans le cas où vous seriez plusieurs à donner la même réponse, une nouvelle question sera posée afin de désigner un seul et unique gagnant.

Le gagnant sera annoncé dès la fin du concours sur ce blog et par mail.

 

Bonnes fêtes et bonne année

mercredi, 03 décembre 2008

Jannis Kounellis, « La Perdita del punto di vista »

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« Depuis le 14 janvier 1969, j’ai découvert que j’étais un assassin »   Kounellis

Cet esprit provocateur qui anime toute l’œuvre de Jannis Kounellis est une fois de plus exprimé dans La Perdita del punto di vista, ouvrage qu’il a écrit pour la collection « L’art en écrit ». Le membre le plus radical de l’Arte povera s’interroge sur la brièveté de la vie et l’impossibilité de la peindre tout entière, nous entraînant dans un voyage au travers de la mythologie, des civilisations antiques et de sa propre interrogation artistique. Kounellis travaille avec des matériaux simples comme le fer, le feu, le coton, le bois, la toile de jute..., et pour ce qui est de l’œuvre insérée dans le livre, le plomb.

Édité à 285 exemplaires, l’ouvrage de Jannis Kounellis est accompagné d’une flaque de plomb, œuvre originale et unique pour chaque exemplaire, signée par l’artiste.

Jannis Kounellis, né en 1936 en Grèce et installé depuis 1956 à Rome, se considère avant tout comme peintre, traitant l’espace et le volume comme une toile. Son travail a été présenté à la Fondazione Arnaldo Pomodoro de Milan et au Stedelijk Museum d’Amsterdam. Plus récemment, il a exposé à la Neue Nationalgalerie à Berlin, à la galerie Christian Stein à Milan et au musée d’Orsay en 2007, où il a réalisé un travail en correspondance avec L’Angélus de Millet. Des rétrospectives lui ont été consacrées au centre d’art contemporain de Prato et à la Fundación Caixa Galicia à Saint-Jacques de Compostelle. Il est depuis juillet 2008 invité pour trois ans au château de Chaumont-sur-Loire, où il a réalisé une importante installation à base de poutres de bois et de cloches, et fait partie de l’actuelle exposition sur l’art italien au Palazzo Grassi, à Venise.

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink www.editionsjannink.com
Prix de la version avec œuvre : 500 €
Prix de la version sans œuvre : 12 € 

Richard Deacon, « Water under the bridge »

couv_deacon—72.jpgœuvre_deacon—72.jpgRichard Deacon, sculpteur gallois, compte parmi les sculpteurs les plus marquants de sa génération bien qu’il préfère se définir autrement : je ne sculpte pas, je ne modèle pas, je fabrique. Dans ses œuvres abstraites, qui font souvent allusion aux fonctions anatomiques, il ne choisit pas le sujet comme point de départ de ses créations mais favorise le choix des matériaux qu’il utilise comme son propre langage. La courbe est un élément important de l’esthétique de ses œuvres, et la fragilité ou la minceur des matériaux employés donnent à son travail un caractère poétique. Il ne cherche pas à dissimuler les procédés d’assemblage, au contraire, il les accentue : rivets, boulets, colle font partie intégrante des formes de l’œuvre finale.
Dans Water Under the Bridge, texte bilingue franco-anglais paru dans la collection « L’art en écrit », Deacon expose sa réflexion artistique à la faveur de l’Exposition internationale 2008 de Saragosse. C’est en exploitant le thème de l’eau, et de tous les éléments qui y sont associés – pont, berges, bois, déchets dérivants, courant – qu’il va réaliser son œuvre : le Puente de la Unión tel que je l’ai vu le premier jour avec ces rives un peu sauvages et le site quelque peu boueux offrait un spectacle dont Piranese aurait pu se délecter.

L’ouvrage écrit par Richard Deacon, édité à 275 exemplaires, est accompagné d’un dessin original signé, pièce unique.

Né en 1949 à Bangor au Pays de Galle, Richard Deacon suit à Londres les cours de la Saint-Martin School puis du Royal College of Art. Il réalise sa première exposition personnelle en 1978 à la galerie Brixton à Londres et depuis, il expose régulièrement à un niveau international comme au PS1 à New York en 2001, à la Tate Gallery à Londres en 2002, au Museum Ludwig de Cologne en 2004, à la galerie Thomas Schulte à Berlin en 2005 ou encore à la galerie Marian Goodman à New York en 2007. En France, son travail a été, entre autres, présenté à la galerie Arlogos à Nantes en 2005 à la galerie Templon à Paris, en 2007 à la galerie Thaddaeus Ropac et en 2008 à la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence. Richard Deacon effectue également de nombreuses commandes publiques visible à Pékin, Tokyo, Auckland, Toronto ou San Francisco.

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink www.editionsjannink.com
Prix de la version avec œuvre : 250 €
Prix de la version sans œuvre : 12 €

vendredi, 05 septembre 2008

Jacques Villeglé — La Comédie urbaine

EXP-VILLEGLE.jpgJacques Villeglé

La Comédie urbaine — du 17 septembre 2008 au 5 janvier 2009

Centre National d'art moderne Georges Pompidou, 75004 Paris

 

Le Centre Pompidou présente la première grande rétrospective en France de l'oeuvre de Jacques Villeglé, artiste français majeur aujourd'hui âgé de 82 ans, qui a su développer, dès 1949, à travers l'usage presque exclusif d'un matériau unique - l'affiche lacérée - une oeuvre foisonnante et d'une étonnante richesse formelle. 

Cette exposition, qui rassemble plus d'une centaine d'oeuvres des années 1940 à nos jours, aborde de manière thématique le parcours de l'artiste depuis l'éclatement typographique et les grandes compositions abstraites colorées des débuts, jusqu'aux récentes juxtapositions rythmiques issues d'affiches de concerts.

Revendiquant la position du flâneur, Jacques Villeglé n'est pas un auteur de «ready-made», même s'il n'intervient pas (sauf par de rares «coups de pouce») sur les affiches qu'il prélève dans les rues pour les maroufler sur toile. Son travail consiste plutôt à laisser émerger du chaos urbain les beautés cachées dans les épaisseurs de papier déchiré par des mains anonymes, qui ont parfois aussi écrit sur les affiches ou les ont maculées.

L'oeuvre de Villeglé est un formidable sismographe de nos «réalités collectives» telles qu'elles sont distillées par l'espace urbain dont l'histoire nous est restituée à travers celle, singulière, de ses murs.

Elle révèle à quel point notre regard est conditionné par cet environnement visuel quotidien, et réactive notre mémoire de façon critique, mais aussi ludique. Au croisement de mouvements aujourd'hui «historiques» tels le Nouveau Réalisme, le Lettrisme ou l'Internationale Situationniste, le travail de Villeglé, ancré dans l'actualité, est aussi salué par les jeunes générations.

Communiqué de presse du Centre Pompidou

Jacques Villeglé a édité Un Homme sans métiers aux Éditions Jannink

Fabrice Hyber — Du Pur Hyber

Du pur Hyber

9 septembre - 27 octobre 2008

Galerie Jérôme de Noirmont (36-38 avenue Montaigne 75008 Paris)

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La première exposition de Fabrice Hyber à la galerie début 2006, Pétrole, était concentrée sur une partie essentielle de son art, avec uniquement des peintures sur toile et sur papier. Aujourd’hui, pour cette deuxième exposition personnelle, l’artiste nous offre à l’inverse un panorama représentatif de l’ensemble de sa création protéiforme.

Du pur Hyber… par la variété des supports utilisés. Donc, d’abord des dessins (à l’origine de toutes ses créations), des tableaux ; puis des objets qui sortent des tableaux, donc de nouveaux concepts de Pof, objets / sculptures qui à leur tour donnent lieu à des vidéos. Ce processus de préparation de l’exposition est calqué sur le cycle par lequel l’artiste donne naissance à ses pof. C’est une parfaite illustration de la démarche intellectuelle et artistique de Hyber, pour lequel toute œuvre / toute action ne constitue qu’une étape intermédiaire et évolutive d’un gigantesque et perpétuel chantier de création, sorte d’immense rhizome qui reflète sa pensée : peu importe la matérialité de l’oeuvre, seule compte sa capacité à déclencher des comportements.
Pour compléter cet ensemble, une nouvelle Peinture homéopathique… En effet, toute grande phase de travail sur un thème se conclue toujours chez Hyber par la création d’une de ces grandes œuvres de synthèse, sorte de story-boards où sont cumulés toutes les idées, les dessins et les éléments rassemblés par l’artiste sur un thème précis.

Du pur Hyber... car cette exposition traite du bio, de l’organique, de l’écologique, sujet que l’artiste a particulièrement à cœur. Si le vert s’est imposé naturellement à Fabrice Hyber comme couleur de prédilection dès sa première exposition en 1986, c’est parce que la nature, l’organique et l’écologique (dans une vision progressiste de ces sujets), les plantes et les arbres fascinent depuis toujours ce fils d’agriculteurs élevé en Vendée. 
Tous les tableaux exposés sont des compositions très dessinées, chargées de matières, formant des toiles complexes, à l’image de la nature. La nature ne laisse pas de vide, l’homme non plus ; j’ai donc imaginé une multitude d’animaux-plantes, des plantes presque humaines, comme les résultats d’une mutation, ou de mutations. L’écologie ne doit pas nous faire reculer, ni même, comme elle le fait trop souvent, piétiner.
Communiqué de presse Galerie Jérôme de Noirmont
Fabrice Hybert a édité Richesses aux Éditions Jannink
L’ouvrage, dont le tirage est limité à 290 exemplaires, est accompagné d’une œuvre, pièce unique, réalisée sur son étui. Le livre est également disponible dans une version sans œuvre à 12€.
L'ouvrage sera disponible à la Galerie Jérôme de Noirmont durant l'exposition.

 

mardi, 24 juin 2008

Alain Séchas – Naked

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Alain Séchas prête à ses chats tous les caractères humains contemporains et ses félins dessinent avec humour noir un univers macabre où s’expriment les fantasmes de la modernité. Né en 1955, il vit et travaille à Paris, a exposé à la Fondation Cartier, la Chapelle de la Pitié-Salpêtrière, au Mamco de Genève, à la biennale de São Paolo et au Palais de Tokyo.

Cette sérigraphie a été tirée à 120 exemplaires et imprimée sur du vélin d'Arches 120g.
Elle est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com (Prix : 500 €)

jeudi, 05 juin 2008

Arman – Naked

Arman.jpg« Du contact avec les cachets, il se produit en moi une transformation étrange. J’en choisis un, je le prends, je le manipule, je l’abandonne, j’en prends un autre. Je m’excite, je suis envoûté, j’entre peu à peu dans une sorte de transe... » déclarait Arman à Pierre Restany. Chaque sérigraphie, qui a subi la frénésie du tamponnage de l’artiste, devient ainsi une pièce unique, réalisée par l’une des figures emblématiques du Nouveau Réalisme.

Cette sérigraphie réhaussée au tampon par Arman a été tirée à 120 exemplaires et imprimée sur du vélin d'Arches 120g.
Elle est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com (Prix : 800 €)

lundi, 14 avril 2008

Kees Visser, « forM »

couv_visser.jpgœuvre_visser.jpgKees Visser, développe un travail minimal, radical et conceptuel. Amateur de Wittgenstein et John Cage, il recherche la nature métaphysique de l’art au travers d’un exercice de déconstruction du style. Ses figures géométriques, étranges et insaisissables, sont des rectangles ayant subit une légère déformation. Elles forment des espaces dans lesquels la couleur vient s’inscrire, en dizaines de couches monochromes, provoquant une impression ambiguë et paradoxale de mouvement et d’immobilité.
Dans forM, qui paraît aux éditions Jannink dans la collection L’art en écrit, Kees Visser présente le texte de son catalogue raisonné, base de données ouverte dans laquelle il inscrit ses formes sur papier millimétré. Il puise parmi celles-ci pour réaliser ses œuvres. Les descriptions sont entrecoupées de citations en français, islandais, anglais et néerlandais, empruntées à d’autres artistes.

L’ouvrage, édité à 285 exemplaires, est accompagné d’une œuvre originale à la découpe unique, aux couleurs différentes, signée par l’artiste, dont quelques exemples sont reproduits ci-dessus.

Kees Visser, né en 1948 aux Pays-Bas, a commencé à travailler sur la couleur à partir de 1976 en tissant des bandes de papier, avant de produire des tableaux-reliefs faits de planches de bois. Il se fait principalement connaître par ses formes géométriques et monochromes, développées depuis 1992. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections : au Stedelijk Museum à Amsterdam, au MOMA de New York, ou encore au Victoria & Albert Museum de Londres. Il a exposé en Islande à la National Gallery et à la Living Art Gallery, aux Pays-Bas et plusieurs fois en France, entre autres au Quartier à Quimper, à la chapelle Jeanne d’Arc à Thouars, à l’église Saint-Eustache et à la galerie Odéon no5 à Paris, à Saumur et à la galerie Verney-Carron à Lyon.

Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com 

lundi, 07 avril 2008

Kees Visser, du 11 avril au 3 mai 2008

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Vernissage de l'exposition : le 11 avril à 17h. place de la calade avec la sortie du livre "forM" publié aux éditions Jannink, puis à 19h. au 9 bis rue Sainte-Agnès, où Pascal Deleuze donnera "19/21, ce soir" à la trompette.

mercredi, 19 décembre 2007

Erik Boulatov « Tableau et peinture »

06cf8476def9c9c6bb18e7fe71c932e7.jpgee0741f5896da20e1414faf9a621802a.jpg« Indésirable » pour les officiels de la culture, les critiques, le système, Erik Boulatov était, en Union Soviétique, celui qu’il fallait mieux entourer d’une chape de silence. Sa première exposition à Moscou en 1965 fut fermée au bout de quarante-cinq minutes, le public évacué, les toiles remballées.
Dans Tableau et peinture, texte bilingue français / russe il explique sa conception d’une toile ainsi que son intérêt pour le tableau en lui-même, qu’il privilégie à la peinture.
« Pour moi, le tableau représente le modèle de l’univers. Sa place se trouve entre moi et le monde extérieur qui n’a rien de fiable : tout vogue, se transforme, il n’y a rien sur quoi s’appuyer. Il n’y a que le tableau qui peut servir d’appui sûr et c’est pourquoi je me tourne vers lui pour essayer de donner une structure au chaos de l’univers qui m’entoure. »
 
L’ouvrage, édité à 285 exemplaires, est accompagné d’une œuvre originale signée, chacune étant colorée au crayon par l’artiste.
 
Erik Boulatov, né en 1933 à Sverdlovsk, dans l’Oural, suivit des études artistiques dans le célèbre institut Sourikov à Moscou qui dispensait un enseignement rigoureux où les noms de Malévitch, Kandinsky ou Chagall étaient proscrits. Boulatov, excellent dessinateur, vécu de ses travaux d’illustrateur pour livres d’enfants. En 1988, il réalise sa première exposition personnelle à la Kunsthalle de Zürich puis au Centre Pompidou. Il partira vivre à Paris en 1991 et son œuvre bénéficiera alors d’une visibilité qu’elle n’avait jamais connue. Il exposera à la galerie Dina Vierny en 1992 – où il avait déjà été présenté en 1972 dans une exposition collective –, à la galerie Phyllis Kind à New York en 1994, au Musée Maillol à Paris en 1999 avant que la galerie Tretiakov à Moscou ne lui consacre sa première rétrospective en Russie en 2003. Récemment, il a exposé au MAM de la ville de Paris en 2007, puis à la Fiac. Il expose à la galerie Pièce Unique à Paris le 17 janvier 2008.
 
Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com 

Peter Downsbrough, « [TILL »

a2619feffffe65f2452910aded54537c.jpg702d459134702c134a63c46843f17133.jpgPeter Downsbrough publie [TILL aux éditions Jannink dans la collection L’Art en écrit. Cet ouvrage, qui regroupe trois textes inédits écrits en 1986 et dont il a réalisé la maquette, constitue un véritable livre d’artiste. Dans le sillage du minimalisme et au croisement de l’art conceptuel et de l’art concret, il a élaboré [TILL sur la notion de position et de cadrage et interroge le rapport entre l’espace et le langage. Artiste de la simplicité et du dénuement, il structure l’espace en créant des volumes discrets mais clairement visibles à l’aide d’un vocabulaire plastique épuré, constitué de figures géométriques simples, de lignes, de mots ainsi que de surfaces peintes. La combinaison des éléments linguistiques et géométriques formalise ainsi des espaces structurés induisant une multiplicité de lectures.
L’œuvre de Peter Downsbrough « ne répond pas à l’attente de l’art. Elle le laisse en suspens » comme l’a écrit René Denizot, philosophe et critique d’art, dans le catalogue d’une exposition à l’école des Beaux-Arts de Quimper.
 
L’ouvrage, édité à 275 exemplaires, est accompagné d’un boîtier signé et réhaussé au tampon de deux lignes parallèles par l’artiste ainsi que d’une œuvre originale, pliée et insérée dans le livre.
 
 
Depuis le début des années 1970, Peter Downsbrough – né en 1940 aux États-Unis –, architecte de formation, explore des matériaux comme le carton, le bois, l’acier, le néon jusqu’à obtenir le langage principal de son travail : 2 lignes parallèles appliquées dans la plupart de ses interventions murales et urbaines. Sa première rétrospective a eu lieu au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 2003 – avant d’être montrée à L’Espace de l’Art Concret de Mouans-Sartoux at au Muzeum Sztuki à Lodz. Il a ensuite exposé, entre autres, à la galerie Cent8 à Paris, au Frac Bourgogne, au Mamco à Genève, à la galerie Erna Hécey à Bruxelles, et au Musée de la Reine Sofia à Madrid en septembre 2007. Il a présenté une pièce dans le jardin des Tuileries à l’occasion dela Fiac 07 puis, en octobre 2007, plusieurs vidéos à Tours dans le cadre du festival Extensions.
 
Cet ouvrage est disponible sur le site des éditions Jannink : www.editionsjannink.com 

Erik Boulatov à la galerie Pièce Unique

A la galerie Pièce Unique, Erik Boulatov nous montre trois tableaux en un seul : la voûte céleste, les mots et la confrontation des deux. Les lettres font que le ciel n'est qu'une représentation picturale : elles abolissent l'illusion du réel. A contrario, le ciel démontre combien la typographie n'est qu'une pure construction intellectuelle. En utilisant les techniques du réalisme pour produire un réel idéal, l'artiste nous invite à un voyage où la monochromie et l'usage de la perspective conduit le spectateur a l'expression d'un espace de liberté.

 

A Pièce Unique Variations, la réalité y est à la fois plus juste et plus iréelle, car il y a un je-ne-sais-quoi proche du rêve, du souvenir dans les dessins au crayon qui y sont présentés. Ils montrent le talent de dessinateur et la maîtrise technique de Boulatov.

 

Vernissage en présence de l'artiste jeudi 17 janvier de 18h à 20h30

Signature de l'ouvrage Tableau et peinture écrit par Boulatov et édité aux Editons Jannink le 7 février 2008

 

Galerie Pièce Unique : 4, rue Jacques Callot 75006 Paris 

vendredi, 21 septembre 2007

Peter Downsbrough – œuvres publiques visibles

Œuvres visibles en France :

UNITE/ DE, LA
1990
Pièce murale, 24 m x 10 m
Matériel : aluminium noir
Une grande pièce murale sur la façade d’un immeuble d’habitation situé au 33, Boulevard de la Liberté.
Rennes (Ille-et-Vilaine)

THEATRE DE NIMES / THEATRE DE NIMES (extérieur)
AVEC - REPERE/ DANS/ DE, ET, LA, LE, OU (intérieur)
1997
Façade et foyer intérieur
Inauguration : 29 avril 1997
Réception du Prix de la Triennale Ianchelevici 2000 : récompense pour l’intégration d’une oeuvre dans un contexte architectural existant.
Théâtre de Nîmes (Gard)

ENTRE - TEMPS/ DE, ET, OU (intérieur)
DE, ET, LA (extérieur)
1998
Extérieur et intérieur
Tubes métal et lettres, peints en noir, (exterieur)
Lettres gravées sur verre, et lignes / lettres peintes, (interieur)
Bibliothèque universitaire Le Creusot (Saône-et-Loire)

VERS / ET, OU
Extérieur, 2003
Barres acier et lettres, peintes en noir
Mairie de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes)

UNTITLED
2004-2006
Intérieur, trois niveaux
Barres métal (peintes en noir) et lettres (peintes soit en noir, soit en blanc)
lettres gravées en verre et peinture rouge
Parc de stationnement P2 Cité Internationale, Lyon (Rhône)


Œuvres visibles en Belgique :

WALLPIECES
Au sous-sol de la librairie Tropismes
11, galerie des princes, Bruxelles


AND /MAAR, OP
AND /POUR, ET
2000 -2003
Exterieur
Tubes métal et lettres, peints en noir, et dalle en béton.
Boulevard Jacqmain, Bruxelles


TOUR/ AU, DE, LA, LE, RE
2001-2007
Extérieur
Tubes en acier de section rectangulaire et circulaire et lettres (peint en noir)
Musée en Plein Air du Sart-Tilman, Université de Liège

Œuvres visibles en Pologne :

AS/ IF
1990
Pièce extérieure avec tubes
Métal, peint en noir, 6m de haut
Pour l’exposition « Construction in Process Back in Lodz », 1990
Situé en façade du Musée du Film, Lodz

STALY/ TAK, JAK
1993
Pièce murale
Peinture noir sur mur
Taille du mur 16 m x 30 m
Pour l’exposition « Construction in Process 1993 »
Situé à ul. Kilinskiego, Lodz, Pologne

OKRES
1994
Pièce murale extérieure
Peinture noire sur mur
Centrum Sztuki Wspolczesnej Wydawnictwo Hotel Sztuki, Varsovie

CZAS /JAK, OD
2000
Extérieur
Peinture noire sur mur
Pour l’exposition: « This Earth is a Flower »
Kwadrat Building, Bydgoszcz, Pologne


Œuvres visibles en Allemagne :

OPEN COLUMN
1987-1991
Sculpture, en béton, hauteur 6,92 m, diamètre 70 cm, sur une base de marbre noir, 4 cm x 120 cm x 120 cm
Premier emplacement : cour intérieure, Glyptothek, Munich.


Vous pouvez également retrouver des photographies de certaines de ces installations publiques dans l'album photos située dans la colonne de droite de ce blog.

mercredi, 12 septembre 2007

Exposition Isidore Isou à l'Institut Roumain

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Exposition / conférence : ISIDORE ISOU

Pour en finir avec la conspiration du silence

Pendant toute la dernière moitié du XXe siècle, dans le vide créé après la guerre par l'épuisement des grands mouvements intellectuels, contre le Tzara du dadaïsme, le Breton du surréalisme ou le Sartre de l'existentialisme, s'est dressé Isidore Isou, initiateur du lettrisme et de la créatique, né en Roumanie en 1925.
Aujourd'hui, à plus de 80 ans, contestataire, controversé, méconnu, quelquefois qualifié d'utopiste délirant ou sulfureux, souvent exalté avec une violence et une agressivité verbales sans concessions, avec une phénoménale ambition d'autoritariste intellectuel et la scandaleuse vivacité d'un esprit d'une culture encyclopédique et d'une intelligence fulgurante, Isidore Isou se présente comme une monumentale mémoire critique proposant une nouvelle vision intégrale de la future culture de l'humanité, celle, exclusivement, de la création. Son demi-siècle d'efforts publics scandaleux et surtout souterrains, gigantesques dans sa tentative de rénovation des principales branches de la culture globale, à travers sa théorie de la créatique, lui a permis d'écrire plusieurs centaines d'ouvrages de référence, inclus dans plus de 20 000 pages de publications faisant naître ensuite plusieurs milliers d'œuvres, de toutes les disciplines bouleversées par sa pensée novatrice, réalisées par les dizaines de créateurs de son mouvement ainsi que d'épigones et surtout d'une foule de plagiaires qui exploitent, appliquent, enrichissent, prolongent ou s'approprient aujourd'hui ses concepts.

Cette exposition est proposée par le collectionneur François Poyet, lui-même plasticien et membre du groupe lettriste. Une centaine de documents écrits – livres, revues, lettres, photographies – ainsi qu’une trentaine de peintures, mais aussi des gouaches et des gravures seront exposés.

Au vernissage, une conférence sera donnée par le critique d’art Frédéric Acquaviva sur l’importance de l’œuvre d’Isidore Isou dans le contexte néo-avangardiste de l’après-guerre et jusqu’à présent.

Exposition ouverte jusqu’au 11 octobre.
Salle d’exposition de l’Institut Culturel Roumain
1 rue de l’Exposition, 75007 Paris

lundi, 04 juin 2007

Interview de Baudouin Jannink, Cimaise, Paroles d'artistes, juin 2007

Il lui a fallu parfois s'armer d'une patience à toute épreuve, avant qu'ils n'acceptent de troquer le pinceau contre la plume. Mais le jeu valait son pesant de mots.

Cimaise : Le premier livre de la collection « L'art en écrit » est paru en 1991, que faisiez-vous avant ?
Baudouin Jannink : J'avais un emploi dans une banque et m'occupais en même temps d'une galerie avec un ami. Ensuite, j'ai été embauché dans un magazine de voyages. Fasciné par les textes, la maquette, la fabrication, je me suis lancé dans l'édition en 1978, convaincu d'être formidable et que je ne pouvais que réussir ! J'ai commencé par publier des livres d'histoire avant de lancer « L'art en écrit ».

C : Pourquoi souhaitiez-vous que les artistes s'expriment avec leurs propres mots ?
BJ :Pour moi, ils sont mieux à même que quiconque d'expliquer leur art. Lorsque les « spécialistes » s'y attellent, la plupart du temps ils déroutent plus qu'ils n'éclairent. Notre collection n'a pas son équivalent, et j'en suis ravi.

C : Parlez-nous plus en détail de la collection.
BJ : Chaque ouvrage bénéficie de deux types de tirage. Le premier est limité et numéroté, accompagné d'une oeuvre originale signée, réalisée spécialement pour la collection. Son prix varie selon les artistes de 150 € à
800 € ou plus. Le second est la version librairie. Il possède le même nombre de pages, mais sans l'oeuvre signée. Il est vendu 12 €.

C : Est-ce que tous les artistes sont d'accord pour se prêter au jeu ?
BJ : Absolument pas ! Certains refusent, comme Jean-Pierre Raynaud qui affirme n'avoir rien à dire, ou Tom Wesselman au prétexte que le format était trop petit. Parmi ceux qui disent oui, il y a les rapides… et les autres. Pour Baselitz, cela a pris dix minutes, pour Christo, six ans — mais cette attente valait la peine. J'avoue que ça fait longtemps que j'essaie de convaincre Tàpies. Sans succès pour le moment. Trouver des artistes n'est pas compliqué, en revanche persuader ceux que je désire, ça c'est difficile !

C : Comment se passent vos rapports avec vos auteurs-artistes ?
BJ : On se chamaille parfois sur les textes ou la maquette, mais c'est un échange toujours sympathique. Il y
a ceux qui écrivent spontanément, comme Aurélie Nemours, et il y a ceux qui ont besoin de quelques conseils. Mais tous prennent le travail très au sérieux, ils ont peur de rater leur écrit !

C : Vous venez de publier votre 70e titre, consacré à Orlan. Et après ?
BJ : On s'arrêtera à 100. Comme on en sort 4 à 5 par an, j'en ai encore pour quelques années !


>>> SON LIVRE PRÉFÉRÉ
« Tous les livres de la collection sont comme mes petits-enfants, c'est difficile de marquer une préférence. Parmi les premiers, j'ai beaucoup aimé Viallat pour l'esthétique et Rutault, qui sera d'ailleurs à Orsay du 12 juin au 9 septembre. Dans les plus récents, je pense à celui de Roman Opalka, Vis-à-vis d'une toile « non touchée », qui a reçu le prix Artcurial du livre d'art contemporain. »

>>> LES CINQ DATES
15 avril 1973>
Rate un rendez-vous avec la plus belle suédoise de Paris.
14 mars 1981>
Golf : à 2 cm d'avoir réalisé un trou en un.
14 décembre 1992>
Je réussis mes premiers oeufs à la neige.
8 octobre 2003>
Rencontre avec Aurélie Nemours, presque aveugle, qui savait comme personne expliquer son combat artistique.
Tous les matins à 11 heures>
Ouverture du courrier dans l'espoir d'y trouver un chèque !